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Le Traitement Brocoli

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Note du webmaster de prostatitis.org : ” cette page est présentée exactement telle qu’elle nous a été envoyée par l’auteur en tant que service à nos visiteurs. Ni la fondation prostatite ni le webmaster n’en assument la responsabilité, pas plus que nous n’en faisons de commentaires négatifs. Les patients doivent se servir de leur sens critique avant de suivre un avis, celui-ci ou un autre, d’où qu’il vienne.”

Par le professeur Ibrahim Adnan Saracoglu

    Ces pages ont été traduites par h92 :

Prise recommandée et préparation dans le traitement à base de brocoli

Introduction

Le traitement à base de brocoli est un traitement complémentaire puissant et préventif de l’hypertrophie bénigne de la prostate, de la prostatite, de la cystite et des infections de l’appareil urinaire (y compris de la vessie, des reins, des vésicules séminales etc …).

Le Traitement Brocoli a simultanément deux effets. Le premier est une action anti-inflammatoire. Le second est une augmentation de l’efficacité du système immunitaire. Ces deux propriétés en font un traitement très efficace. Aucun des médicaments ou antibiotiques utilisés habituellement dans le traitement de la prostatite n’augmentent directement l’efficacité du système immunitaire, au contraire, ils le réduisent.

En plus de ces propriétés, le brocoli a un effet antilithogène (dissolution des calculs prostatiques). Pour l’effet antilithogène, vous devez avoir suivi le traitement pendant au moins deux mois à double dose.

Vous pouvez consommer du brocoli frais ou surgelé. Il n’y aucune différence entre les deux vis à vis des ces effets. Le traitement brocoli est à suivre pendant 21 jours. Il doit être considéré comme une cure. Le brocoli n’a aucun effet secondaire ni d’interaction avec les médicaments.

Préparation: (voir également la FAQ)

Vous utilisez la tige (la base de la plante) et la fleur pour la préparation.

Un minimum de 250g de brocoli doit être bouilli à feu doux dans un litre d’eau pendant 7 minutes. La moitié du jus doit être prise le matin, et l’autre moitié le soir.  Après l’avoir ingurgité, ne mangez et ne buvez rien (sauf de l’eau) pendant 20 minutes. C’est également très avantageux de manger la fleur du brocoli pour le déjeuner. Ceci est à faire tous les jours pendant une semaine. Il y aura ensuite une pause de 4 jours à la fin de chaque semaine. Cela doit être fait pendant 21 jours, sans compter les pauses.

PS: Plus de 250g de brocoli dans un litre d’eau augmente l’efficacité. Plus de 500g par litre n’apporte rien de plus.

  1. Les malades qui souffrent d’hypertophie bénigne de la prostate ou de prostatite depuis un ou deux ans
    Pour les personnes malades depuis un ou deux ans, 21 jours de traitement suffisent. Les patients qui fait leur cure de 21 jours peuvent à nouveau sentir un manque de confort 5 ou 6 mois après. Dans ce cas, un autre traitement de 10 jours suffira
  2. Les malades qui souffrent d’hypertophie bénigne de la prostate ou de prostatite depuis longtemps 
    Si vous êtes malades depuis 4, 5 ans, voire plus, le traitement de 21 jours vous aidera à vous sentir mieux temporairement (pendant 2 à 3 mois). Dans ce cas, vous devez faire un traitement brocoli pendant 45 jours.

Attention

Pendant le traitement, les épices sont rigoureusement interdites, et vous devez éviter de consommer tout type de café et de graisse animale.

Les résultats prévus pendant et après le traitement sont les suivants :

  1. Régulation des dysfonctions sexuelles (troubles de l’érection)
  2. Régulation des complications urinaires
  3. Augmentation du volume éjaculatoire et de la libido
  4. Diminution des pathologies uro-génitales (vessie, prostate, urètre, vésicules séminales etc …)
  5. Diminution du PSA (Antigène Prostatique Spécifique)
  6. Aide vis à vis des spasmes et crampes du système uro-génital

Le brocoli a les propriétés suivantes dont vous profitez également pendant le traitement :

  1. Baisse du cholestérol
  2. Régulation des intestins
  3. Régulation de la pression sanguine
  4. Amélioration du système immunitaire et de l’énergie physique

Si vous avez des questions, veuillez m’envoyer un email (ndt: en anglais !) : isaracoglu@superonline.com

Salutations,
Professeur Ibrahim Adnan SARACOGLU

Le Traitement Brocoli, témoignage et expérience personnelle

(Phil443)

Voilà désormais plus de 2 ans que je pratique le traitement brocoli de façon ininterrompue. Et, si je n’envisage pas désormais un instant de m’en passer, c’est que les avantages que j’en ai tirés et que je continue d’en tirer sont importants. Certains symptômes - comme les douleurs urétrales – sont mêmes si lointaines que je ne me souviens plus les avoir connues. Elles reviennent lors de très rares et cours épisodes me rappeler à quel point elles peuvent être désagréables et angoissantes quotidiennement.  D’après mon expérience ( qui modère néanmoins les descriptions trop dithyrambiques du site brocoli’ ), voici les améliorations que j’ai pu ressentir :           

  • Disparition des brûlures durant la miction: l’urétrite – ou inflammation/ infection plus ou moins permanente de l’urètre – a  disparue. Cela pourrait être lié à la double action anti-inflammatoire et anti-infectieuse du bouillon de brocoli 
  • Amélioration de la régularité du jet urinaire. Le jet qui était lent et interrompu est désormais beaucoup plus proche de la normale bien qu’il demeure de force réduite. Ce symptôme ne revient que lors d’excès de table ou de consommation de substances irritantes (champagne, vin blanc, épices, cafés…) 
  • Renforcement des facultés érectiles. La prostatite entraîne souvent un affaiblissement de l’érection et de l’appétit sexuel. Indéniablement, le jus de brocoli a un ‘effet Viagra’, assez permanent et sans contre-indications ni accoutumance, contrairement aux médicaments. Comme le Viagra, le bouillon de brocoli a un puissant effet vasodilatateur, et il aide à rétablir la circulation sanguine dans la région pelvienne
  • Quasi disparition du symptôme de la ‘balle de golf’.  Je peux dire que je suis désormais débarrassé à 90% de ce symptôme de gonflement ou pesanteur anal.  En particulier après les séances de sport qui entraînaient à chaque fois des douleurs rectales durables. Ces douleurs peuvent néanmoins revenir de temps en temps, mais pas au même niveau ni sur une aussi longue période. 
  • L’amélioration de l’ischémie* prostatique et pelvienne est certainement un des effets majeurs du Traitement Brocoli. 

(*) ischémie [iskemi] nom féminin (grec iskhein, arrêter et haima, sang) [Médecine] Diminution ou interruption de l’irrigation sanguine d’un organe, d’un tissu. Copyright : Le Petit Larousse © / HER 2000

 

Ce qu’il ne faut pas attendre du Traitement Brocoli 

  • L’écoulement urinaire, s’il est amélioré, ne peut pas être complètement rétabli par ce simple traitement.  
  • L’effet sur la pollakiurie (mictions fréquentes et peu abondantes) est indéniable. Les mictions sont plus espacées et plus abondantes mais il n’y a pas guérison complète
  • Même chose pour l’impériosité (ou urgence) : diminution mais pas disparition 
  • Pas ou peu d’effet constaté sur la production de sperme  
  • Effet anti-lithogène (dissolution des calcifications de la prostate) : il faut être très réservé sur les capacité du Brocoli à réduire les calculs prostatiques 

  

Le Traitement Brocoli dans le temps 

  • Il ne faut pas trop se fixer sur la durée du traitement, comme s’il s’agissait d’une antibiothérapie p.ex. Le traitement brocoli n’est pas un médicament et les durées indiquées sont parfaitement aléatoires. C’est à chacun de juger de cette durée en fonction des bénéfices retirés et de décider d’arrêter, ou de poursuivre le traitement en permanence
  • Si l’amélioration procurée peut être spectaculaire, les bienfaits ressentis s’arrêtent en même temps que le traitement.  Il ne faut donc pas s’attendre à une guérison. Le traitement brocoli est un traitement symptômatique (qui s’attaque aux symptômes), pas un traitement curatif (qui guérit la maladie).
  • Il n’y a aucun inconvénient à consommer le bouillon seul en permanence. Par contre la consommation quotidienne de la fleur de brocoli peut entraîner une irritation des intestins chez certaines personnes

  Le “Traitement Brocoli Continu” 

  • La préparation et la consommation quotidiennes du bouillon de brocoli étant assez astreignantes, j’ai mis au point une méthode ”intermédiaire” qui fonctionne et qui  permet de ne jamais interrompre le traitement :
    • Prendre 500 grammes de brocoli (frais de préférence) 
    • Faire bouillir 10 mn dans 1 litre 1/2 d’eau 
    • On obtient ainsi 3 grands bols d’1/2 litre chacun : un à consommer de suite, les 2 autres étant conservés au réfrigérateur 
    • Consommer le 2ème bol le lendemain et le 3ème bol le surlendemain.  Boire le bouillon réchauffé et non froid 
    • Laisser passer un jour sans rien prendre, puis recommencer avec 500 g. de nouveaux brocolis frais. 
    • De cette façon et sans contrainte excessive, il est possible de suivre un traitement permanent afin d’éviter la reprise des symptômes en cas d’arrêt 

NB : l’approvisionnement en brocoli frais n’étant jamais assuré, il est utile de conserver au congélateur 1 ou 2 KG de légume surgelé.  Le couper en petits morceaux au préalable, sinon le brocoli congelé sera inutilisable   

Le Traitement Brocoli et les voyages

  •  Lors d’un voyage de courte durée, on peut faire avec 500G. de brocoli une préparation concentrée dans un litre d’eau et la conserver dans un thermos. Le bouillon chaud pourra être consommé durant 24 à 36 H. 
  • Lorsque le déplacement est plus long et qu’on craint de ne pas trouver de légume frais sur place, on peut prendre avec soi 1 KG de brocoli qui se conservera environ une semaine au réfrigérateur. Au-delà il n’y a pas de solution de remplacement   

L’action sur le long terme 

  •   Bien qu’il n’existe pour l’instant aucune étude connue sur le sujet, mon opinion est que la diminution permanente de symptômes pénibles ne peut qu’additionner ses bénéfices avec le temps. Depuis que j’applique ce traitement – et ceci malgré d’inévitables recrudescences inexpliquées caractéristiques des CPPS* - j’ai réussi à reléguer cette maladie aux oubliettes et, la plupart du temps, à ne plus y penser…    (*) Chonic Prostatic Pelvic Syndrome / Syndrome Prostatique Pelvien Chronique
  • Après 4 ans de consommation, je n’ai constaté aucun effet nuisible sur le long terme 

Que faire de la fleur du brocoli ? 

  • La fleur du brocoli a tant de vertus qu’elle est considéré par les diététiciens comme un “miracle de la nature”, il est donc très intéressant de la consommer.
  • On peut l’assaisonner cette fois avec du sel ou la cuisiner avec une légère quantité de beurre. Elle vient très opportunément remédier à notre carence en légumes.   

Le brocoli et les Oméga-3 

  • Des études récentes ont montré que 100 g. de brocoli contenaient 1g. d’oméga 3 végétaux ( la dose optimale préconisée par l’AFSSA étant de 2 g. par jour.)
  • Les oméga 3 végétaux (ALA) luttent efficacement contre les rhumatismes, l’arthrose, les maladies cardio-vasculaires, la dépression et favorisent le bon fonctionnement cérébral.  

Le brocoli et le cancer de la prostate / Broccosprouts 

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Divergences par rapport au ‘Site Brocoli’   

A l’issue de  mon expérience personnelle, voici les points sur lesquels je diverge par rapport au Site Brocoli

  • Cuisson: durée 7 mn à partir d’une eau en ébullition. On peut aussi laisser infuser quelques minutes pour obtenir un bouillon plus ‘intense’. 
  • Graisses animales : il n’y a pas de raisons de se priver des produits laitiers.  Rien ne prouve qu’un régime allégé en matières grasses améliorer l’état de la prostate, guère plus qu’il n’est démontré que l’engorgement de la prostate – s’il existe - soit lié à une quelconque surconsommation de MG.  
  • Le dysfonctionnement prostatique n’a pas forcément pour origine un « encrassement » de la prostate, contrairement à ce que dit le site. C’est une vision simpliste, les causes réelles sont beaucoup plus vastes
  • Le café matinal n’est pas forcément à supprimer. Personnellement j’en prends un corsé, chaque matin, sans inconvénient (par contre les épices, moutardes, vin blanc, etc… sont bien à proscrire)
  • Il ne faut pas se fixer sur la durée du traitement indiquée sur le site. Il faut poursuivre si on en retire un bienfait et aucun inconvénient  
  • les symptômes reprennent à l’arrêt du traitement, il est nécessaire d’insister sur ce point
  • Conservation du bouillon au réfrigérateur : censée ne pas dépasser 24 H., je le conserve 48H. lors du “traitement continu” et en tire néanmoins un bénéfice. 
  • Frais ou surgelé ? : le site prétend qu’il n’y a pas de différence, en fait on peut  en douter. En effet, le goût désagréable du jus et de la fleur surgelée réchauffés semble montrer que le légume a souffert de la congélation, ce qui ne surprendra nullement les diététiciens.  Néanmoins, mieux vaut surgelé que rien du tout…

La composition du brocoli :

Valeur nutritive (100 g) :  (source Wikipédia)

  • Calories: 27
  • Protéines: 3 g
  • Glucides: 2,4 g
  • Lipides: 0,3 g
  • Eau: 89%
  • Fibres: 3 g, abondance facilitant le transit intestinal (3 % en poids de cellulose). Il contient aussi d’autres composés glucidiques légèrement laxatifs.

Vitamines et minéraux :

Il apporte donc à la fois des protéines, des glucides et des lipides mais reste néanmoins peu calorique.

C’est un légume « anti-stress » par excellence.

Le brocoli est aussi une véritable source de vitamine B9, c’est un légume « anti-anémique ». Il a une action préventive du cancer (et principalement le cancer du colon) grâce aux fibres et aux composés soufrés et d’autres antioxydants très puissants : indoles, sulforaphane, glutathion, quercétine, β-carotène, brocoline (alcaloïde typique du brocoli) : ces substances ont la propriété de neutraliser certains composés toxiques présents dans l’organisme (radicaux libres) : à lui seul le brocoli regroupe la quasi-totalité des principaux agents antioxydants alimentaires les plus puissants. Mais son pouvoir antioxydant est effectif à condition de le consommer cru et germé (petite plante très jeune ) quasi-quotidiennement

Publié dans:Non classé |on 11 mars, 2008 |41 Commentaires »

La Relaxation profonde du Plancher Pelvien

Dans son livre  »A Headache in the Pelvis, le Dr David Wise inaugure une méthode pour soigner les prostatites chroniques. Cette méthode associe 2 thérapies dont la principale est la Relaxation pelvienne.

La tension permanente du plancher pelvien - la plupart du temps non-consciente – entraîne une mauvaise irrigation des organes du petit bassin (ischémie) dont le bon fonctionnement est indispensable à notre survie

Or, l’ischémie créée par la tension chronique a des répercussions considérables. Mal irrigués, les organes « génitaux-urinaires » (prostate, vessie, sphincters, urètre,  testicules, vulve…) sont incapables d’éliminer leurs déchets, de se régénérer et de fonctionner sainement

Le principe de la relaxation du plancher pelvien repose sur cette méthode : il s’agit de s’imaginer être assis sur les toilettes, de se détendre et de commencer à uriner, mais sans uriner.

C’est cette détente que l’on doit reproduire, en la maintenant aussi longtemps que possible. 

Voici les principaux extraits du livre expliquant la méthode:

 

LE PROTOCOLE  DE STANFORD

   

LA RELAXATION PARADOXALE ET LE RELACHEMENT MYOFASCIAL ET DES POINTS DECLENCHEURS 

  Introduction à de la méthodologie  

 - La Relaxation Paradoxale apprend la faculté de relâcher profondément les muscles du bassin et de modifier les habitudes de concentrer la tension dans le plancher pelvien sous le stress.  Cette faculté est développée par l’entraînement répétitif d’une technique efficace. 

  - Le Relâchement Myofascial et des Points Déclencheurs est une technique manuelle d’étirement, de relâchement et d’allongement du tissu contracté à l’intérieur et à l’extérieur du plancher pelvien, lui permettant de ce fait de se détendre. La technique se concentre sur des secteurs de spasme et de contraction et sur les bandes sensibles et tendues de muscles appelées Points Déclencheurs.Lorsqu’un patient a été diagnostiqué et jugé adapté à notre traitement, il commence la Relaxation Paradoxale et le Relâchement Myofascial et des Points Déclencheurs intra pelviens simultanément.

Quand le patient commence le Relâchement Myofascial et des Points Déclencheurs intra pelviens, nous commençons simultanément à nous exercer à la Relaxation Paradoxale. La Relaxation Paradoxalemodifie l’habitude de longue date de la tension de se focaliser dans les muscles pelviens.  Notre but est d’aider un patient à devenir capable de se relaxer profondément les muscles pelviens à volonté Notre protocole est la combinaison de l’entraînement à la Relaxation Paradoxaleet de la thérapie physique à l’intérieur du plancher pelvien.  Nous voyons  cette combinaison essentiellement comme une méthode avec deux aspects.  Les thérapies physiques intra pelviennes reconstituent et remettent en état le tissu pelvien.

La Relaxation Paradoxalea pour objectif d’aider la personne à détendre profondément le tissu pelvien pour l’aider à guérir.  Son but est ainsi de provoquer l’arrêt de l’habitude de focaliser la tension inutilement dans les muscles pelviens.    Nous pensons que, lorsque la Relaxation Paradoxale ou le Relâchement Myofascial et des Points Déclencheurs sont faits en l’absence l’un de l’autre, la réduction ou l’élimination potentielle des symptômes est sensiblement réduite. 

 

La Relaxation Paradoxale  et la Relaxation Profonde du Plancher Pelvien

L’objectif de la Relaxation Paradoxale   

Les gens souffrant de douleur pelvienne chronique tendent à focaliser la tension dans le plancher pelvien sous le stress. Souvent ce centre de tension contracte les muscles pelviens et produit un environnement inhospitalier pour les muscles, les nerfs, les tissus et les structures impliquées dans le plancher pelvien.  Cet environnement inhospitalier provoque les symptômes que nous associons normalement à la douleur pelvienne chronique.  L’état contracté des muscles à l’intérieur du plancher pelvien ne permet pas la relaxation et la flexibilité du tissu. 

Le Relâchement Myofascial et des Points Déclencheursest nécessaire pour détendre les muscles et permettre qu’ils se relaxent. L’obstacle à cette relaxation, cependant, est souvent profondément enraciné dans l’habitude de tendre les muscles pelviens sous le stress.  Le but de la Relaxation Paradoxale est donc de changer l’habitude de la tension systématique dans le plancher pelvien sous le stress. De plus, la relaxation des muscles pelviens aide à créer l’environnement curatif essentiel nécessaire pour les nerfs, les tissus et les structures irritées du plancher pelvien.

La relaxation réitérée du plancher pelvien permet la régénération des tissus, l’oxygénation correcte, la nutrition et la gestion appropriée des déchets des tissus. Apaiser régulièrement le système nerveux autonome aide les muscles pelviens à ne pas ressentir de douleur ou le dysfonctionnement à l’état normal .

Il n’est pas évident de commencer à apprendre a quelqu’un à se détendre en cas de douleur. Sans aucune formation, les gens qui souffrent ont certainement de la difficulté à se détendre.  Ils restent tendus pendant que le corps essaie de se protéger contre la douleur. C’est normal et compréhensible, mais à la longue, c’est inutile.

  La clef pour détendre un plancher pelvien douloureux et tendu est d’étirer le tissu de sorte qu’il ait la capacité de se détendre, et la pratique régulière – jour après jour – de la relaxation profonde. 

Quand vous vous relaxez alors que vous souffrez, votre but d’abord est de réduire la tension et le malaise plutôt que de chercher à l’éliminer entièrement. Dans cette section nous discuterons des origines de la relaxation paradoxale et des détails de sa technique.

 

Comprendre la méthode de la Relaxation Paradoxale

Réapprendre à relâcher l’effort 

Nous avons décrit comment le corps s’habitue à la tension chronique dans le plancher pelvien.  Comme les verres de ce garçon, vous pouvez vous habituer à votre tension et à votre effort chroniques. Apprendre à vous relaxer exige que vous soyez conscient de vos états de tension chroniques.  Si vous n’avez pas conscience de cette tension, elle restera en vous.  En reconnaissant la tension, vous pouvez redécouvrir l’état naturel de relâchement de l’effort dans votre bassin.  Quand vous échouez à vous détendre, généralement vous manquez le point essentiel selon lequel laisser aller l’effort signifie accepter le refus de votre inconscient de le laisser aller.  Laisser aller l’effort signifie cesser de tenter de changer la tension qui ne s’en va pas facilement.  Ces mots sont souvent difficiles à comprendre jusqu’à ce que cela vous soit enseigné de façon régulière par un professeur qui sait le faire lui-même . 

 

La Relaxation Paradoxale

La Relaxation Paradoxale de-Chaque-Instant et la Relaxation Paradoxale Intensive

Dans notre protocole de traitement, nous employons la Relaxation Paradoxale de deux manières différentes mais complémentaires.  La Relaxation Paradoxale de-Chaque-Instant est employée tout au long de votre journée normale pour interrompre régulièrement l’habitude de tendre les muscles pelviens. Pratiquer la Relaxation Paradoxale de-Chaque-Instant peut impliquer 50 à 100 relaxations brèves pendant la journée.  Alors que vous devenez plus expérimenté, ces pratiques prennent moins de temps et sont faites presque automatiquement. Le but ici est pour vous d’abandonner l’ancienne tension chronique non-fonctionnelle. 

La Relaxation Paradoxale Intensive exige de prendre le temps qui est consacré à la pratique de la technique, en dehors des distractions qui se produisent pendant votre vie quotidienne normale.  On la pratique une fois ou deux fois par jour, chaque séance durant entre 1/2 heure et 45 mn. 

 La Relaxation Paradoxale de-Chaque-Instant n’offre pas la profondeur de la détente procurée par la pratique de la Relaxation Paradoxale Intensive (désignée simplement sous le nom de Relaxation Paradoxale). La pratique intensive représente le laboratoire dans lequel la compétence de la méthode est développée et représente le cœur de la pratique.  L’aptitude à sentir, accepter et arrêter  la tension est développée dans la pratique de la Relaxation Paradoxale Intensive.

La Relaxation Paradoxale de-Chaque-Instant 

Les patients sont souvent étonnés du nombre de fois par jour où ils tendent leurs muscles pelviens ou les trouvent dans un état de contraction continuel.  Changer cette habitude n’est pas une mince affaire. Dans des circonstances normales, la plupart des gens ne voudraient jamais consacrer leur temps et leur attention à changer cette habitude.  L’énergie requise pour la changer vient de la force du désir d’arrêter la souffrance et le dysfonctionnement.  La plupart des patients consacreront le temps et les efforts exigés pour changer cette habitude quand ils sentiront que le faire pourra réduire leurs symptômes.  Cette motivation est le don de cette condition, bien que cela ressemble rarement à un don quand les symptômes sont présents sans répit.   

Comment détendre vos muscles pelviens tout au long de la  journée ?

 Notre enseignement à nos patients concernant la Relaxation Paradoxale de-Chaque-Instant ressemble à cela : « Il est nécessaire que vous deveniez conscients de votre habitude de tendre vos muscles pelviens à chaque instant et que vous abandonniez cette habitude.  Tout au long de la journée, recherchez la tension dans vos muscles pelviens afin de pouvoir leur appliquer la technique de relaxation.  Vous pouvez  attacher un anneau autour de votre doigt, mettre un morceau de papier coloré sur le miroir de votre salle de bains ou coller un petit point scintillant à la surface de votre montre.  Tout ce que vous pouvez faire pour vous rappeler de sentir votre tension pelvienne et la relaxer aidera. Faites ceci de nombreuses fois, aussi longtemps que ces mini relaxations n’interfèrent pas avec votre fonctionnement durant la journée ».

Sentir la tension pelvienne

Ceci peut vous aider à devenir sensible à votre tension pelvienne de la manière suivante: tandis que vous vous asseyez sur un siège de toilette, remarquez comment votre rectum et vos parties génitales se laissent tomber et se détendent quand vous commencez à uriner.  Ces muscles se détendent naturellement quand vous urinez et ensuite se tendent lorsque vous cessez d’uriner.  Ce sont ces muscles que vous  désirez apprendre à relaxer tout au long de la journée.  

Serrés et bloqués 

Quelqu’un souffrant de douleur pelvienne chronique a tendance à avoir des muscles pelviens qui sont ‘vers le haut’ (up) et ‘serrés’ (tight).  L’état détendu et relâché des muscles pelviens tend à être absent avec la douleur pelvienne.  Une autre manière de concevoir ce qui se passe dans le plancher pelvien est de comprendre que les muscles pelviens serrés et tendus sont bloqués dans une contraction et se maintiennent dans une telle contraction.  Par conséquent nous pouvons décrire le plancher pelvien dans la plupart des douleurs pelviennes de nos patients comme ‘resserrées vers le haut’ou‘bloqués vers le haut            

Il est nécessaire de remettre en état cette posture du plancher pelvien de sorte que le mode par défaut des muscles pelviens soit ‘en bas et détendu’.  Vous pouvez vous entraîner à vous relaxer et à laisser aller  les muscles pelviens dans l’exercice suivant : asseyez-vous sur les toilettes et sentez la relaxation des muscles dans votre plancher pelvien en même temps que se produit le début de la miction.  En étant toujours sur les toilettes, détendez ces muscles comme si vous alliez uriner sauf que vous ne vous laissez pas aller à uriner.  Après cela, raidissez-vous doucement et répétez la relaxation mais toujours sans uriner

Très probablement, vous sentirez une légère chute des muscles autour du rectum alors que vous vous préparez à uriner. 

 Les muscles que vous relaxez dans cet exercice sont les mêmes muscles vous devrez détendre dans la Relaxation Paradoxale de-Chaque- Instant. 

La Relaxation Paradoxale de-Chaque-Instant en résumé 

La Relaxation Paradoxale de-Chaque-Instantest la pratique permettant aux muscles pelviens de se laisser aller et de se détendre toute la journée.  Si vous vous en rappelez spontanément,  relaxez et laissez aller les muscles pelviens en repérant toute tension pelvienne et détendez volontairement le plancher pelvien comme si vous alliez commencer à uriner, mais sans uriner. 

Rappelez-vous que votre relaxation volontaire de ces muscles, au début, provoquera rarement une grande sensation de relaxation.  Il est préférable de s’attendre à ce que cette relaxation volontaire ne détende votre plancher pelvien que très peu.  Néanmoins, il est important de faire cette relaxation de façon continue jusqu’à ce que celle-ci devienne une habitude qui remplacera la tendance à la tension chronique.

 

Conseils pour l’application de la Relaxation-Paradoxale-de-Chaque-Instant             

            1.  Cela prend du temps d’apprendre 

 Cela prend du temps d’apprendre comment pratiquer la Relaxation Paradoxale de-Chaque-Instant de manière à ce qu’elle n’interrompe pas votre journée.  La pratiquer ne devrait prendre seulement qu’un moment ou deux.                   

          2.  Assurez-vous que vous n’exercez pas d’effort 

Assurez-vous que vous n’exercez aucun effort pour vous relaxer. De la même façon que vous n’exercez pas d’effort pour démarrez la miction, n’exercez pas d’effort pour faire cette relaxation momentanée.  Ne poussez pas vers le bas comme dans la manœuvre de Valsalva pour effectuer la relaxation. Au lieu de cela, imaginez simplement que vous commencez à uriner et sentez la relaxation dans votre bassin même si elle est faible.                  

         3.   Continuez à pratiquer même si aucun résultat ne semble se produire

La pratique de la Relaxation Paradoxale de-Chaque-Instantaspire à soustraire la tension des muscles pelviens tout au long de la journée.  Parfois le résultat de cet exercice sur des symptômes est  dramatique ; la plupart du temps il n’est pas.  Nous demandons à nos patients de continuer de le pratiquer, qu’il y ait des résultats ou non.  

 

Pratiquer la Relaxation Paradoxale Intensive  

La préparation

  La préparation à la pratique de la Relaxation Paradoxale Intensive (plus simplement appelée Relaxation Paradoxale) est essentielle à son efficacité.  Assurez-vous que vous ne serez pas dérangé durant la période où vous la pratiquerez.  Ceci peut signifier demander à votre conjoint de s’assurer que vos enfants n’entreront pas dans la pièce où vous vous détendez.  Nous suggérons, si possible, de débrancher le téléphone et d’arrêter la télévision ou la stéréo. 

La relaxation doit être faite sans distractions. Si possible, assurez-vous que vous n’avez pas un rendez-vous important immédiatement après qui exige de vous d’être alerte et vigilant. Assurez-vous que votre animal domestique ne vous dérangera pas.  

Installer la pièce 

Nous conseillons à nos patients d’obscurcir partiellement la pièce dans laquelle ils vont se détendre et  d’utiliser un oreiller d’œil (ndr: masque de relaxation).  Un oreiller d’œil est un petit sac, souvent fait de velours et rempli de graines de lin qui peut être acheté dans un magasin de produits naturels. Il a l’avantage d’obscurcir le champ visuel même dans une chambre avec beaucoup de lumière.  L’oreiller d’œil est également apaisant pour les yeux.    

La Relaxation Paradoxale peut se faire allongé ou sur une chaise.  On peut la pratiquer allongé au début du traitement – particulièrement en cas de douleur accentuée en s’asseyant.  Un lit, un divan, un futon ou un plancher avec un tapis feront l’affaire. Parce que la clef est le confort, c’est une bonne chose d’utiliser autant de coussins que nécessaire. Alors qu’il est bon d’avoir un endroit confortable régulier pour la relaxation, la pratique peut être faite presque n’importe où. 

Il est possible de pratiquer la Relaxation Paradoxale dans une chambre d’hôtel, un autobus, en avion, sur votre chaise de bureau, sur l’herbe dans un parc ou sur une serviette sur le sable

Le meilleur moment pour pratiquer la Relaxation Paradoxale 

   Le meilleur moment pour pratiquer la Relaxation Paradoxale est quand vous avez le plus d’énergie. La plupart des personnes constatent qu’elles ont ce genre d’énergie le matin.  Cependant, ce n’est pas universellement vrai. Certaines personnes ont plus d’énergie et de capacités de concentration l’après-midi.   La raison pour laquelle l’énergie est exigée pour la Relaxation Paradoxale est que vous essayez de modifier une habitude de tension intérieure qui a été pratiquée une quantité de fois innombrable. 

Etablir une nouvelle habitude face à une habitude tellement pratiquée est ambitieux. C’est pour cette raison que chaque période de pratique doit ‘réellement compter’ par la vertu du sérieux et du niveau d’attention avec lequel elle est faite.   Il est le préférable d’entrer dans une routine en pratiquant la Relaxation Paradoxale de manière à ce que le corps s’habitue à une période régulière de repos. Une routine aide également à éviter de manquer des séance de relaxation. 

Alors que nous conseillons normalement aux gens de pratiquer la Relaxation Paradoxale au moins une fois par jour, lorsque c’est possible il est bon de le faire deux fois par jour.  Le meilleur moment est le matin et l’après-midi ou le soir, excepté avant un repas important.

Accepter la tension pour se détendre peut sembler contre-intuitif 

Toutes les instructions de la Relaxation Paradoxale fournissent des voies par lesquelles nous vous assistons afin d’arriver à laisser aller l’effort. La véritable relaxation est un état sans-effort. La plupart d’entre nous peuvent se rappeler des périodes de leur vie où ils se sentaient paisibles et heureux.  Durant ces moments, il n’ y avait pas de trace de contrainte, tension ou effort.  Ces temps étaient faciles.  L’expérience de la plupart des patients n’est pas une expérience d’absence d’effort ou de facilité, mais néanmoins c’est ce à quoi les patients aspirent le plus profondément. 

Relaxation = sentir et accepter la tension 

Vous découvrirez comment la relaxation résulte de sentir et accepter la tension en se donnant à soi-même cette instruction et en voyant quel impact elle a sur vous.  Nous avons constaté qu’en utilisant l’instruction ‘sentir et accepter la tension’, ou ‘sentir la tension sans essayer de faire quoi que ce soit à son sujet’ sont quelques unes de ces phrases de notre répertoire d’instruction qui apprennent à quelqu’un à cesser l’effort Il est important de noter que la méthode de la Relaxation Paradoxale demande au patient de faire une distinction entre la douleur et la tension.  Pendant que la souffrance nécessite d’être reconnue et de ne pas y résister, la focalisation de notre méthodologie est de se concentrer sur la tension en arrière-plan et non sur la douleur en arrière-plan. Un professeur expérimenté peut aider l’étudiant en Relaxation Paradoxale à comprendre cette distinction essentielle. 

Trouvez une partie de votre corps qui est tendue (pas dans le bassin) 

 Maintenant, trouvez une partie du corps qui est tendue.  Cela ne doit pas être une tension grande ou insupportable, juste une simple sensation de tension.  La tension dans les épaules ou le cou, même insignifiante, est un endroit approprié sur lequel se concentrer au sujet de cet exercice  

 Il est moins utile, dans cet exercice, de se concentrer sur la tension dans le plancher pelvien parce que celle-ci est souvent fortement chargée d’émotion, avec le grand attachement (détermination) de se sentir mieux à cet endroit.  Cet attachement fort, particulièrement pour le débutant, rend la pratique d’acceptation de la tension plus difficile.

Localisez la tension intérieurement 

Le monde extérieur nous est familier quand nous ouvrons les yeux et regardons à travers la pièce ou à travers la rue.  Si on nous demandait où est le coin de la rue, nous le localiserions facilement et le désignerions.  Si on nous demandait de regarder notre genou gauche, nous n’aurions aucune peine à le trouver.  Si on nous demandait de localiser notre main droite, nous n’aurions aucune difficulté à le faire. 

Le monde intérieur de la sensation, de la pensée et de l’émotion n’est pas aussi clair.  Quand vous fermez vos yeux et notez une sensation de tension, bien que sa localisation puisse sembler claire dans votre esprit, il n’existe pas habituellement de frontière discrète (discreet) et de localisation précise comme lorsque vous voyez votre main avec vos yeux ouverts.  En apprenant la Relaxation Paradoxale, nous avons besoin d’entraînement pour localiser la sensation à l’intérieur du corps. 

Tendre et détendre une partie du corps est approprié pour nous enseigner à localiser les tensions du corps alors que les yeux sont fermés. Ramenez votre attention à l’intérieur de votre corps et trouvez à nouveau une partie du corps qui est tendue. Dirigez votre attention vers cette tension. Tendez et ensuite détendez cette partie du corps.  Sentez-la. Maintenant permettez-lui d’exister comme vous l’avez sentie au départ, sans essayer de la changer ou de faire quoi que ce soit avec elle. 

Laissez votre attention s’arrêter sur la région tendue 

Pour accepter la tension, commencez par sentir simplement les sensations de la tension. Ces sensations sont habituellement quelconques.  Si quelqu’un ne vous disait pas de noter la sensation de la tension dans votre cou ou vos épaules par exemple, il serait très peu probable que cela vous tracasse.  A nouveau, apportez votre attention à la tension que vous avez choisie, et sentez-la.  Vous n’avez rien à faire au sujet de la tension.  Sentez-la simplement.  Faites-le maintenant

Dirigez votre attention vers la sensation et non vers la pensée ou des images mentales  

La pratique de la Relaxation Paradoxale exige que vous vous concentriez sur la sensation directement.  Quand votre attention vagabonde vers des pensées en forme de phrases et les visualise dans votre esprit, doucement ramenez votre attention vers l’expérience de la sensation. Devenir compétent en Relaxation Paradoxale signifie devenir apte à fixer son attention sur la sensation et retourner rapidement à la sensation lorsque votre esprit vagabonde vers la pensée.

Discipliner l’attention pour rester orienté vers l’acceptation de l’expérience de la sensation de tension est 90% de l’aptitude à la méthode. Il n’y a pas de voie royale… L’entraînement, l’entraînement et encore l’entraînement est le secret.   

Continuez à passer quelques minutes à vous concentrer sur une partie de votre corps que vous avez choisie. Sentez et acceptez la tensionEn acceptant la tension que vous sentez, vous pouvez avoir une idée de la tâche qu’est l’apprentissage de la Relaxation Paradoxale 

Accepter la tension inclut de sentir et accepter votre résistance à accepter la tension  

 Pendant que vous continuez à reposer votre attention sur la sensation de tension, vous pouvez noter une aversion ou une résistance à le faire.  Si cette résistance ou aversion pouvait parler elle dirait « Hé, ce n’est pas drôle. Ceci n’est pas bon. Ça ne me plait pas. Je n’aime pas ça.  Je veux m’en aller. Je veux me sentir mieux. Je veux faire quelque chose. Beurk ! Je veux sortir d’ici ! «   

  Cette résistance est normaleL’organisme humain n’est pas programmé pour se concentrer sur le malaise ou la tension.  Il est programmé pour aller vers le plaisir et s’éloigner de la douleur.  À moins que vous n’incluiez cette résistance dans votre sphère d’acceptation, elle aura tendance à vous barrer le chemin.  Les  résistances non reconnues demeurent aussi longtemps qu’elles sont non reconnues et non-acceptées.  En reconnaissant et en acceptant la résistance, vous lui ouvrez la porte pour s’en aller.

Que faire avec la douleur ou le malaise en pratiquant la Relaxation Paradoxale ?   

Il est important que le praticien de la Relaxation Paradoxalepuisse faire la distinction entre la douleur / l’inconfort et la tension.  Si, par exemple, vous focalisez et acceptez la tension dans votre cou et vos épaules, votre tension ou votre douleur pelvienne peuvent s’introduire dans votre focalisation sur votre cou et vos épaules.    … s’il y a douleur ou malaise dans votre bassin ou ailleurs, nous vous apprenons à autoriser ces sensations mais à les laisser dans l’arrière-plan de votre conscience. 

Si la douleur fait irruption dans votre conscience, autorisez-la mais continuez de vous focaliser sur la tension. Laissez la douleur être dans l’arrière-plan tout en laissant la tension sur laquelle vous vous concentrez être en premier plan.  N’exercez pas d’effort en rapport avec votre propre contraction contre ces sensations. Acceptez votre propre contraction contre ces sensations. Acceptez ces sensations comme vous acceptez la tension. Acceptez-les toutes comme sensations et non comme un concept ou comme image visuelle.

Continuez de sentir la tension sur laquelle vous avez choisi de vous concentrer  

Vous pouvez remarquer que la tension s’abaisse lorsque que vous continuez à la sentir et à l’accepter. Vous pouvez sentir ceci comme une genre de soulagement. Si la tension dans vos épaules est votre objectif, vous pouvez noter que les épaules se laissent tomber légèrement. 

Cette expérience de relaxation (ou de soulagement de la tension) tend à se produire régulièrement quand vous acceptez la tension. Vous pouvez constater que, tandis que cette tension se libère, un niveau de tension nouveau et plus bas apparaît.  C’est comme ouvrir une porte et descendre dans un couloir pour découvrir une autre porte fermée.  Cette seconde porte fermée est la réaction normale du corps pour résister au changement soudain et précipité. 

Vous renoncez pour l’obtenir 

Notre but en pratiquant la Relaxation Paradoxaleest la relaxation profonde des muscles pelviens.  La compréhension de ce principe et l’orientation de votre attention vers la relaxation de vos muscles vous permettront un niveau de relaxation impossible autrement

Prêtez attention aux moments où vous essayez de vous manœuvrer pour vous détendre en acceptant la tension 

La clef pour accepter la tension implique d’accepter sincèrement la tension.  Observez lorsque vous ne vous êtes pas sincèrement engagé à accepter votre tension.  La plupart d’entre nous ne veulent pas renoncer à ce qu’ils tiennent (give up our grasping).  La plupart des gens passent par une étape où ils essaient de se manœuvrer pour être dans un état d’acceptation de tension tout en n’ayant pas véritablement cette intention.  Vous ne pouvez pas feindre d’accepter la tension et récolter les fruits d’une acceptation sincère de la tension. 

Quand il y a une partie de vous qui refuse d’accepter sincèrement la tension, ce refus peut être ressenti comme une tension et un inconfort supplémentaires.  Ce refus existe chez la plupart d’entre nous et est un problème seulement si celui-ci n’est pas reconnu et la tension allant avec non acceptée.  En d’autres termes, sentez la tension qui fait partie du refus afin d’accepter sincèrement votre tension.  Ce dont nous parlons ici peut ne pas avoir beaucoup de sens pour vous si vous ne pratiquez pas la Relaxation Paradoxale. 

L’erreur de l’effort    

Le dr. Edmund Jacobson décrit l’incapacité de comprendre le principe ‘abandonner pour obtenir’ comme étant « l’erreur de l’effort ».  Jabobson décrit la relaxation comme la pratique de « laisser aller ».  Toute tentative de se ‘relaxer’ qui est comprise comme signifiant faire quelque chose tente d’utiliser l’effort pour arrêter l’effort. Faire un effort pour stopper l’effort ne fonctionne pas.

Accepter la tension c’est laisser aller l’effort 

Lorsque vous acceptez simplement la tension, vous pratiquez l’essence même de la relaxation. Quand nous vous enseignons à sentir la tension, nous désirons que la tension soit là sans lui ajouter ni lui soustraire quoi que ce soit.  Quand nous disons repos de la tension, nous vous apprenons à sentir la tension et à faire de votre mieux pour vous apaiser vous-même en le faisant. Vous n’essayez pas de changer la tension et il n’y a aucune implication d’effort.Cette absence d’effort permet la relaxation. Imaginez que vous vous trouviez directement sur un plancher en bois sans aucun oreiller ou couverture et que vous n’ayez pas dormi depuis deux jours. Vous êtes complètement épuisé et pouvez à peine maintenir vos yeux ouverts. 

Imaginez maintenant que vous êtes juste sur le point de vous endormir. À ce moment vos muscles se détendent bien que vous ressentiez la dureté du plancher.  Vous pouvez considérer votre tension de la même manière que vous considérez le plancher en bois.  Vous êtes intimement relié à la tension de même que vous êtes intimement en contact avec le plancher en bois.  En acceptant la tension, vous vous permettez de vous reposer profondément sur le plancher en bois de votre tension.  La différence entre le repos sur le plancher en bois et le repos avec la tension est que, dans le repos avec la tension, la tension elle-même tendra à se relaxer comme il faut.

Rester concentré

 Les traditions de sagesse de l’Orient discutent souvent de la nécessité de renforcer l’esprit comme condition requise pour éprouver les aspects les plus subtils de la réalité.  Cette ‘force mentale’ se rapporte à la capacité de se concentrer sans le flottement (vagabondage) de l’attention. Si vous venez de commencez la Relaxation Paradoxale, vous aurez probablement une certaine difficulté à rester concentré. 

Alors que cela pourrait être déconcertant, c’est normal.  Il n’y a pas de voie royale pour rester concentré.  L’aptitude à rester concentré, comme toutes les compétences, vient avec la pratique.  Quand votre esprit s’éloigne de son objectif, renvoyez-le à la sensation de la tension encore et encore.  Cela peut prendre un mois ou deux de pratiques régulières pour acquérir une certaine aptitude à commencer de contrôler ce flottement de votre esprit.  Persévérez.  Ne soyez pas découragé par le nombre de fois où vous voyez votre esprit vagabonder. 

La présence 

 La Relaxation Paradoxale ne peut pas être pratiquée efficacement sans votre entière présence.  Cela signifie que, tout en ressentant la tension, vous demeurez présent avec elle.  Lorsque vous vous sentez distrait par des pensées du passé ou du futur, ramenez votre attention vers le moment présent.  

Entraînez-vous à revenir du rêve éveillé encore et encore.   Maintenant, maintenant, maintenant et encore maintenant

Comme nous l’avons dit, l’engagement à maintenir votre attention dans le moment actuel s’envole souvent face aux habitudes enracinées de la pensée qui vous font faire des allers et retours du passé au futur. Etre dans ce moment présent exige souvent que vous expérimentiez le malaise et le dysfonctionnement qui sont la marque de la douleur pelvienne.  C’est l’engagement à maintenir votre attention dans le moment actuel qui peut permettre le démantèlement du malaise et du dysfonctionnement. Tout en pratiquant la relaxation, oubliez le passé et soyez présent maintenant. Oubliez le futur et soyez présent maintenant. Entendez chaque instruction de la Relaxation Paradoxale comme incluant le mot maintenant. 

La foi et la patience 

Nous disons à nos patients que notre traitement est la ‘difficulté lente’, pas la ‘difficulté rapide’ Il y a inévitablement beaucoup hauts et de bas. La recrudescence des symptômes est simplement une partie du processus.  Nous conseillons à nos patients de ne pas s’enthousiasmer quand ils se sentent mieux, ni désespérer quand ils se sentent plus mal. Il est raisonnable d’accorder trois mois pour déterminer si notre méthode aide ou non. 

Ce qui ne veut pas dire que la période de trois mois représente la durée entière exigée pour que les symptômes se réduisent ou diminuent. 

En fait, quand notre traitement est efficace, cela peut prendre entre trois mois et deux ans pour qu’une grande partie de l’effet du traitement se produise.

La Relaxation Paradoxale ne signifie pas faire une sieste : c’est une grande bataille royale

Quand vous vous assoupissez, vous cessez de contrôler votre attention…  vous vous détendez et laissez aller votre attention où cela lui plaît. Et vous vous endormez. Dans la Relaxation Paradoxale vous commandez activement votre attention.  Le but n’est pas de s’endormir. 

 L’attention du débutant en Relaxation Paradoxale est habituellement indisciplinée.  Concentrer cette attention n’est pas facile et les débutants remarquent rapidement comme leur attention est facilement distraite.  Souvent des centaines de fois durant la relaxation, le débutant doit réorienter son attention loin de la pensée et de la rêverie, à nouveau vers l’attention ‘sans effort’ sur la sensation de la tension restante.   

La Relaxation Paradoxale, en grande partie, est un entraînement à l’attention.  C’est la pratique du contrôle de l’attention.

                                                                                      

Publié dans:Non classé |on 26 février, 2008 |7 Commentaires »

Le Traitement Myofascial Des Douleurs Pelviennes et Périnéales

 

Traitement kinésithérapique   

  

M. Guérineau*, J.J. Labat**, R. Robert***,  Th. Riant****

B. Rioult****, F. Ramée-Le Corveller****, M. Bensignor****

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*         kinésithérapeute (17, Allée Cdt. Charcot – Nantes)   

**       neurologue, médecin physique (CHU – Nantes)  

***     neurochirurgien, anatomiste (CHU  Nantes)    

 ****   anesthésistes, algologues (CCS – Nantes)

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   RESUME  

 La symptomatologie clinique des douleurs pelvi-périnéales complexes a déjà été fréquemment décrite. L’aspect myofascial de ces douleurs a moins souvent été évoqué. Pourtant, ces douleurs musculaires sont très souvent retrouvées à l’examen clinique.Les auteurs ont essayé d’analyser, de comprendre, et d’expliquer pourquoi ces hypertonies musculaires pouvaient participer, peu ou prou, à la genèse de ces douleurs pelvi-périnéales complexes. Ils ont été amenés à proposer un traitement visant à libérer ces tensions musculaires.
Les résultats montrent que deux fois sur trois, les patients peuvent tirer un bénéfice non négligeable de cette thérapeutique.

SYNDROME MYOFASCIAL:  DEFINITION  

 Certains patients ont des douleurs assez mal définies, mais centrées sur la région périnéale, fessière ou abdomino-pelvienne. L’examen clinique retrouve souvent des points gâchettes (myofascial trigger point). Il s’agit en fait d’un syndrome douloureux local s’intégrant dans le contexte d’un syndrome myofascial (8).

Une douleur myofasciale est définie par la présence d’un point douloureux gâchette au sein d’un muscle, traduisant une hyper irritabilité du muscle ou de son fascia. Ce point gâchette  est considéré comme « actif », c’est-à-dire responsable d’une réaction symptomatologique locale et à distance. Cette réaction locale perturbe l’allongement du muscle, contribue à sa faiblesse, génère des douleurs référées et perturbe le bon équilibre musculaire de la région. La douleur myofasciale s’exprime donc par une douleur régionale complexe, mais reproductible à l’examen clinique et d’un moment à l’autre dans des schémas assez spécifiques pour chaque muscle impliqué.

Ces points gâchettes s’accompagnent parfois d’une réaction de spasme musculaire local témoin de l’hyperactivité musculaire, mais, la plupart du temps, il s’agit simplement d’un point de sensibilité. Comme pour l’hypertonie musculaire, le lien de causalité entre ces points douloureux myofasciaux et la présence d’une douleur pelvi-périnéale complexe, ne pourra être affirmé que par l’épreuve thérapeutique

     INTRODUCTION  

Nous avons pu constater, après une douzaine d’années d’expérience de consultations d’algies périnéales, que dans plus de la moitié des cas de patients porteurs d’une douleur pelvi-périnéale chronique, l’examen clinique révèle  ce que l’on qualifie habituellement d’un « syndrome myofascial ». Dans ce syndrome myofascial, certains éléments pathognomoniques sont généralement concernés. Ce sont les muscles : piriforme, obturateur interne, droit fémoral, psoas, élévateur de l’anus, transverse profond du périnée.

Topographie de la douleur 

Elle siège généralement sur le territoire du nerf pudendal.  

- Nerf hémorroïdal inférieur (ou nerf anal ou nerf rectal inférieur)  

  -Région péri-anale, anus, rectum (sensation de corps étranger intra-rectal) pour la branche sensitive, et releveur de l’anus, sphincter externe de l’anus pour la branche motrice,       

- Nerf périnéal     

Noyau fibreux central du périnée, bourses, grandes lèvres, tiers inférieur du vagin, pour la branche sensitive et muscles érecteurs (ischio et bulbo-caverneux), sphincter strié de l’urètre, pour la branche motrice,       

 - Nerf dorsal de la verge ou du clitoris, considéré comme branche terminale sensitive.

Parfois la douleur irradie vers les fesses, le sacrum, le coccyx, la face postérieure de la cuisse, voire de la jambe (trajet sciatique) uni ou bilatérale. Les patients peuvent décrire également des douleurs à tonalité plus antérieure, pli inguinal, symphyse pubienne, testicules, face antérieure, interne ou externe de la cuisse, uni ou bilatérale.  

Caractéristiques de la douleur

Les patients évoquent des brûlures, des démangeaisons, des élancements, des crampes, des torsions, des strictions, des pincements, des sensations de corps étranger intra-rectal. Une hypersensibilité au contact cutané est parfois constatée, certains patients ne peuvent plus supporter le contact de leurs sous-vêtements (allodynie).


Cette douleur est surtout ressentie lors de la position assise, les patients sont généralement bien debout et à la marche, bien sur la cuvette des WC. La douleur disparaît allongé (sauf proctalgie fugace), réapparaît le matin dès la station debout pour augmenter dans la journée et être maximum le soir. La douleur résiste aux antalgiques habituels.
Cette pathologie touche plus les femmes (deux fois sur trois) que les hommes, avec un âge moyen de 53 ans (22-79 ans).

Ces douleurs parfois supportables, peuvent devenir franchement intolérables. Elles évoluent depuis quelques mois jusqu’à plusieurs années. Si l’on retrouve parfois une cause (traumatisme, abus sexuels, accouchement, suite de chirurgie pelvienne ou périnéale), l’étiologie reste le plus souvent inconnue.

Le contexte psychogène est souvent particulier, mais, plus que la cause, semble être la conséquence de la douleur, puisqu’il disparaît avec celle-ci.

ANATOMO-PATHOLOGIE 

Le muscle piriforme (pyramidal) :

 Il a pour originalité d’être endo-pelvien à son origine, fig. 1 (il entoure, sur la face antérieure du sacrum, les 2ème et 3ème trous sacrés), et, après avoir traversé la grande échancrure sciatique, il se dirige en dehors, en bas et en avant pour devenir exo-pelvien à sa terminaison fig. 1bis (face supérieure du grand trochanter). C’est un muscle pelvi-trochantérien, il est  rotateur externe et abducteur de la hanche.

        sanstitre.jpg                                        sanstitre2.jpg

        Fig 1 (R.Robert)                                          Fig 1bis (R.Robert)  

 Le spasme ou contracture du piriforme entraîne une douleur qui peut remonter jusqu’à la crête iliaque et descendre jusqu’au pli fessier. Un muscle spasmé, outre la douleur, devient dur et épais et vient irriter les éléments de voisinage.

Remarques :

Lorsqu’une fibre musculaire se contracte, elle le fait d’emblée dans son maximum (loi de Goth ou loi du tout ou rien). Par contre, au sein d’un même muscle, toutes les fibres musculaires ne se contractent pas en même temps car elles n’ont pas toutes la même chronaxie (temps minimum nécessaire à la contraction musculaire, lorsque l’intensité est le double de la rhéobase), elles ne réagiront donc pas toutes en même temps au même traumatisme. Certaines fibres seront spasmées et d’autres pas.On peut appliquer ces remarques au muscle piriforme, et dans ce cas, deux tableaux différents peuvent se présenter:  

 1)  Les fibres exo-pelviennes du muscle sont principalement contracturées, c’est le nerf sciatique qui sera lésé, et plus précisément sa partie postérieure, le nerf petit sciatique (nerf fessier inférieur). Ce nerf chemine à la face antérieure et au bord inférieur du muscle piriforme. Son irritation entraînera une douleur de type sciatique, mais s’arrêtant au creux poplité, territoire du nerf petit sciatique. Cette sciatique atypique, tronquée, ne présentera pas les éléments cliniques, mécaniques que l’on retrouve habituellement (pas d’impulsivité à la toux, pas de Lasègue, pas de point d’appel rachidien). Cette sciatique sera étiquetée de sciatique de la fesse ou sciatique du piriforme.

2)  Les fibres endo-pelviennes du muscle sont contracturées, c’est le nerf pudendal qui sera irrité à son origine (plexus honteux, 2ème, 3ème, 4ème trous sacrés). Cette irritation entraînera une douleur sur le territoire du nerf pudendal (anal, périnéal et génital). La symptomatologie est souvent protéiforme ; ces deux tableaux peuvent se présenter séparément, ensemble, uni ou bilatéralement.On recherchera un spasme du muscle piriforme (fig7) en traçant mentalement deux diagonales sur la fesse. A partir du croisement de ces deux diagonales, une ligne verticale, 5 cm au-dessus du croisement des diagonales : le piriforme. Si la pression de ce point est douloureuse, le piriforme est contracturé. A rechercher également du côté opposé.  

Le muscle obturateur interne :

Il présente la même originalité que le muscle piriforme ; il est endo-pelvien à son origine fig. 2, s’insérant sur le pourtour osseux interne du trou obturateur et sur la face interne de la membrane obturatrice ; les fibres musculaires se dirigent vers la petite échancrure sciatique où le muscle se réfléchit à peu près à angle droit pour devenir exo-pelvien, se dirige ensuite en dehors et un peu en haut, vers la face interne du grand trochanter où il s’insère par un tendon étroitement uni à celui du piriforme.

Dans sa portion exo-pelvienne fig. 2bis, l’obturateur interne reçoit le renfort, le long de ses bords supérieur et inférieur, des jumeaux supérieur et inférieur qui se terminent avec lui sur la face interne du grand trochanter, et dont l’action est connexe.A son origine, le muscle est recouvert d’une membrane qui lui est propre : la membrane de l’obturateur interne qui se dédouble dans son segment inférieur pour former le canal d’Alcock, et se continuer ensuite sur le repli falciforme du ligament sacro-tubéral.


Le canal d’Alcock est traversé par les vaisseaux honteux internes( artère et veine)et le nerf pudendal.
  

                  sanstitre10.jpg                           sanstitre121.jpg                       

              fig. 2 (Rouvière)                                   fig. 2bis (R.Robert)

Si l’on prend en compte les mêmes remarques que pour le muscle piriforme, il est logique de penser que ce muscle peut être spasmé, soit dans son segment  exo-pelvien, soit dans son segment endo-pelvien, soit les deux à la fois.                                                                                                          

- Une hypertonie exo-pelvienne du muscle entraînera une douleur sciatique pouvant descendre jusqu’au pied. En effet, le tronc du nerf sciatique descend à la face postérieure du muscle obturateur interne, et peut  être irrité par la contracture de ce muscle                                                                 

- Une hypertonie endo-pelvienne entraînera une douleur sur le territoire du nerf pudendal (anal, périnéal, génital), par compression de ce nerf dans le canal d’Alcock, en raison d’une tension de la membrane obturatrice interne due à la contracture du muscle obturateur interne.                               

- On recherchera un spasme de l’obturateur interne au croisement des deux diagonales de la fesse, uni ou bilatéral (fig7)

Les autres muscles pelvi-trochantériens ( obturateur externe, carré crural), ne semblent pas pouvoir participer à la genèse des douleurs pelvi-périnéales car plus externes et plus à distance, notamment du nerf pudendal.

Le muscle droit fémoral (droit antérieur) :

C’est le plan antérieur du quadriceps, et sa seule partie biarticulaire fig. 3. Il est tendu de l’épine iliaque antéro-inférieure (tendon direct) et du dédoublement de la capsule articulaire coxo-fémorale (tendon réfléchi), à la rotule et la tubérosité antérieure du tibia. Il est extenseur de la jambe sur la cuisse, puis fléchisseur de la cuisse sur le bassin.

                 fig. 3  (Rouvière)                             fig. 3bis 

                       sanstitre15.jpg                           sanstitre1.jpg                                             

Lorsque le droit fémoral est rétracté, il attire le bassin en antéversion augmentant la lordose lombaire, aggravant l’action lordosante du psoas, pouvant participer, entre autre, à un conflit thoraco-lombaire.Lors de la flexion passive de la jambe sur la cuisse, patient en décubitus ventral, il apparaît très fréquemment une douleur au niveau de la face antérieure de la cuisse signant une rétraction du droit fémoral (physiologiquement le talon doit toucher la fesse). Cette rétraction du droit fémoral n’est certainement pas un élément pathognomonique de la douleur périnéale, on la retrouve entre autre dans les coxarthroses, les gonarthroses et chez les patients particulièrement spasmés ; il conviendra toutefois de la rechercher, notamment en synergie avec une hypertonie du psoas.

Le muscle Psoas :

 Il est tendu de la colonne lombaire au petit trochanter fig. 4. Son origine se fait en deux plans :       

-  principal ou corporéal, sur la face antérieure des vertèbres de T12 àL5,                                        

- accessoire ou costoïdal, sur les apophyses transverses des 4 vertèbres lombaires, pour se terminer au sommet du petit trochanter par un tendon commun avec le muscle iliaque.

                                                      sanstitre20.jpg

                                                   fig. 4 (Rouvière)

Le muscle psoas est fléchisseur de la cuisse sur le bassin et rotateur externe de hanche, lorsque le point fixe est lombaire ; si le point fixe est sur le fémur, il devient fléchisseur du tronc en avant si les psoas se contractent des deux côtés, et avec une inclinaison latérale ajoutée si le psoas se contracte d’un seul côté. De plus, il possède une action lordosante.Le muscle psoas est clivé par les racines antérieures du plexus lombaire qui s’infiltrent entre son plan profond et son plan superficiel (7).     

Une contracture du psoas peut, par action mécanique, irriter, en tout ou partie, les racines L1 à L4.-  

- L1 : Nerf ilio-hypogastrique (grand abdomino-génital), Nerf ilio-inguinal (petit abdomino-génital), téguments du pubis, testicules, grandes lèvres, urètre proximal, partie supéro-interne de la cuisse, pli inguinal                                                                                                                                       -L2 : Nerf génito-fémoral (génito-crural), triangle de Scarpa, cordon spermatique,Nerf fémoro-cutané latéral (fémoro-cutané), face antéro-externe de la fesse et de la cuisse,                                  

 - L2, L3, L4 : Nerf fémoral (crural), face antérieure de la cuisse,Nerf obturateur, face interne de la cuisse.

On pourra objectiver  une hypertonie du psoas, patient en décubitus dorsal, en enfonçant les doigts perpendiculaires à la peau, en dedans de la crête iliaque et en dehors de la gaine des grands droits, en direction postérieure et médiane ; le réveil d’une douleur aiguë signe un spasme du psoas que l’on recherchera des deux côtés

                                 sanstitre5.jpg

                                          fig 4bis

Le muscle élévateur ani (releveur de l’anus) :

 Il forme, avec le muscle ischio-coccygien en arrière de lui, le plan profond du périnée :  

                                            22.jpg           

                                                  Fig 5

Il se compose de deux parties, l’une externe statique ou sphinctérienne, l’autre interne dynamique ou élévatrice, présentant des fibres pubo-vaginales, pubo-prérectales, pubo-rétrorectales, de grand axe antéro-postérieur (du pubis au coccyx), entourant la filière uro-génitale et digestive.                         

 Il limite en dedans la fosse ischio-rectale, et constitue un solide plancher de soutien aux organes intra-abdominaux et intra-pelviens dont il absorbe toutes les pressions. La présence d’une corde dure et douloureuse au niveau du canal anal, constatée lors du toucher rectal, fera suspecter une contracture du releveur de l’anus ; ce toucher est parfois rendu impossible en raison de la douleur ; dans ce cas, on pourra alors réaliser une pression sur la pointe et la face antérieure du coccyx, en crochetant celui-ci ; le réveil d’une douleur vive fera penser au même syndrome. On évitera de trop insister sur cette manœuvre qui peut pérenniser la douleur.La symptomatologie d’une hypertonie du releveur de l’anus se manifestera par :            

 -   sur le segment postérieur digestif, une mauvaise ouverture du canal lors de la défécation entraînant une constipation terminale. On peut constater, lors des exercices de biofeedback pression,  que si le relâchement musculaire est difficile, voire impossible, la contraction est également très limitée, affichant une perte quasi totale de la mobilité de la musculature du périnée postérieur (périnée figé ou gelé).   

  -  sur le segment moyen gynécologique, une tension de la corde des releveurs entraînant une dyspareunie orificielle dans le tiers externe du vagin et généralement en début de rapport, la lubrification vaginale facilitant ensuite la pénétration ; mais la douleur empêche bien souvent tout rapport sexuel.                                                                                                                               

  - Sur le segment antérieur urologique, une diminution de la relaxation permictionnelle, ayant pour conséquence une dysurie, pouvant faire penser au syndrome de Clara Fowler, les patients décrivant une sensation d’avoir mal vidé leur vessie en fin de miction et éprouvant la nécessité de mictions anormalement rapprochées présentant ainsi un tableau de pollakiurie réactionnelle de compensation. Devant une constipation terminale, et/ou une dyspareunie orificielle, et/ou une dysurie, ayant résistées aux thérapeutiques habituelles, il faudra penser à un spasme du releveur de l’anus.

Remarque

Anatomiquement, le muscle élévateur de l’anus n’échange de fibres musculaires ni avec l’urètre, ni avec le vagin. Mais il existe entre les fascias de ces viscères et le fascia pelvien pariétal qui recouvre l’élévateur de l’anus, des échanges de fibres collagènes et élastiques donc une continuité fonctionnelle

  Le muscle transverse profond du périnée :

Il s’insère sur le bord interne de la branche ischio-pubienne, un peu au-dessus de la tubérosité ischiatique pour se terminer en arrière de l’urètre sur le noyau fibreux central du périnée où il rejoint son homologue du côté opposé fig. 6.

Une pression sur son insertion d’origine, uni ou bilatérale, réveillant une douleur, fera penser à une contracture du transverse profond. Il faudra prendre soi de bien rester sur le bord interne de la branche ischio-pubienne, en effet une pression réalisée trop en dedans ne s’effectuera plus sur le transverse profond, mais sur le prolongement falciforme du ligament sacro-tubéral et aussi sur la portion endo-pelvienne de l’obturateur interne fig. 6bis.

        sanstitre11.jpg                26.jpg                    sanstitre3.jpg

        fig. 6 (Rouvière)                            Fig 6 Ter                                    Fig. 6 bis

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                            

Le transverse superficiel ne semble pas pouvoir être mis en cause car beaucoup moins important que le transverse profond et souvent inconstant. Le transverse profond renforce le plancher pelvien, ses fibres sont pratiquement perpendiculaires à celles du releveur de l’anus; il envoie des fibres musculaires aux sphincters striés de l’urètre et de l’anus ; ainsi une hypertonie du transverse profond peut perturber, en tout ou partie, l’équilibre mictionnel et/ou défécatoire.L’hypertonie spastique du sphincter strié urétral et du muscle transverse profond peut non seulement constituer un obstacle fonctionnel à l’évacuation des urines par absence de relaxation permictionnelle, mais aussi provoquer une inhibition de la contraction vésicale, aggravant la rétention d’urines (19).  Ainsi, l’aspect myofascial des douleurs pelvi-périnéales peut revêtir trois tableaux différents :

1) L’hypertonie du piriforme et de l’obturateur interne entraînant une douleur plutôt postérieure sur le territoire du nerf pudendal et/ou du nerf sciatique,

2) L’hypertonie du droit fémoral et du psoas présentera un territoire douloureux plutôt antérieur, pli inguinal, symphyse pubienne, faces antérieure, interne ou externe de la cuisse, grandes lèvres, testicules,

3) L’hypertonie de l’élévateur de l’anus et du transverse profond du périnée sera caractérisée par une douleur locale gravitant autour du noyau fibreux central, plus ou moins accompagnée de constipation terminale, de dysurie, de dyspareunie orificielle.  Toutefois, l’aspect clinique est rarement aussi net, la symptomatologie présentant bien souvent une imbrication des trois tableaux.Si l’on admet l’hypothèse que les hypertonies musculaires peuvent générer les douleurs pelvi-périnéales, le traitement consistera dans la levée de ces tensions musculaires.

Traitement Kinésithérapique 

  Il n’y a pas de traitement exhaustif. Chaque praticien pourra utiliser la technique qu’il possède le mieux (fasciathérapie, ostéopathie, mézières, myothérapie, ..), dans la mesure ou cette technique consistera essentiellement à lever les spasmes musculaires existants.

Il conviendra au préalable de rechercher tous ces spasmes, la contracture d’un seul muscle étant rarement isolée.

Une des techniques couramment utilisées est celle du « contracter-relâcher ». Cette technique présente l’avantage d’être simple et généralement connue de tous. Une contraction musculaire (légère) est demandée au patient, non pas tant pour le renforcement du muscle puisque celui-ci l’est déjà trop, que pour une meilleure prise de conscience de la zone à relâcher. La contraction se fait sur l’inspiration et le relâchement sur l’expiration. L’étirement sera lent, progressif et indolore afin d’éviter l’apparition de réflexe de défense (réflexe myotatique), qui, s’il se déclenchait, ne ferait qu’aggraver la contracture musculaire et par suite renforcer la pathologie. Il est donc très important de « prendre son temps » et de ne jamais « forcer » une articulation Le retour à la position initiale sera également lent, pratiquement imperceptible par le patient, toujours pour éviter l’apparition du même réflexe.

  La validité de la technique réside dans la bonne position à faire prendre au patient. Cette position est celle de « l’anti-physiologie » du muscle considéré. Par exemple, si nous considérons :

-  Le piriforme 

(fig. 7, 7bis, 7ter), c’est un muscle pelvi-trochantérien, sa physiologie est rotateur externe de hanche et abducteur ; la position du patient sera donc  décubitus, dorsal ou ventral, fémur en rotation interne et adduction. Mise en tension douce, lente, progressive, indolore, retour lent, imperceptible. On veillera à bien respecter les différents axes des articulations.                 

sanstitre151.jpg                          sanstitre16.jpg

     Fig 7bis                                                Fig 7ter   

Le même raisonnement s’appliquera pour les muscles suivants :

- L’obturateur interne (fig. 7, 8, 8 bis),  muscle pelvi-trochantérien est uniquement rotateur externe de hanche. Le patient sera en décubitus dorsal, hanche en rotation interne, membre inférieur tendu ou bien genou fléchit à 90°     

                                          sanstitre9.jpg         

                                                       Fig 7    

       sanstitre17.jpg                        sanstitre19.jpg                     
                  Fig 8                                           Fig 8bis 

 -  Le droit fémoral (fig. 9), il est extenseur de la jambe sur la cuisse, puis, lorsque ce rôle d’extension est terminé, il devient fléchisseur de la cuisse sur le bassin. Le mouvement sera donc flexion de la jambe sur la cuisse et extension de la cuisse sur le bassin. Le patient sera en décubitus ventral (éviter de réaliser ce mouvement debout en raison de l’action lordosante qu’il peut générer), genou fléchi, le talon se dirigeant vers la fesse ; lorsque le talon touche la fesse, le praticien aidera le patient à soulever le genou de façon à réaliser une extension de la cuisse sur le bassin. Ce mouvement est rarement possible dans sa totalité, la rétraction musculaire étant souvent très importante. La mise en tension sera douce, lente et indolore, retour lent afin d’éviter l’apparition du réflexe de défense. 

                                            sanstitre21.jpg        

                                                      Fig 9                                                       

-  Le psoas (fig. 10),  il est fléchisseur de la cuisse sur le bassin et rotateur externe de hanche. Le patient sera en décubitus dorsal, extension et rotation interne de hanche. Le patient maintient le genou opposé, hanche fléchie pour éviter l’hyper lordose lombaire      

                                                                                                                                  sanstitre22.jpg                                                                                                                                                                        Fig 10   

Toutefois, deux muscles font exception à la règle : l’élévateur de l’anus et le transverse profond du périnée, pour lesquels il ne semble pas possible de réaliser d’étirement. Dans ce cas, nous avons utilisé la technique qui consiste en un raccourcissement des fibres du muscle considéré (20 – 21). 

-  L’élévateur de l’anus (fig. 11, 11bis,) patient en décubitus ventral, la main proximale empaume le sacrum et le coccyx, la main distale vient renforcer l’action de la main proximale ; la mise en tension, toujours douce, lente et indolore se fait en direction de la symphyse pubienne, la table sert de contre-appui. La pression est maintenue sur l’expiration, le retour sera lent et imperceptible. Cette manœuvre peut se réaliser patient en décubitus dorsal (fig. 12, 12bis) ; suivre de la main les grands droits pour venir en butée sur la symphyse pubienne pour bien la localiser. Le tranchant de la main distale appuie sur la symphyse pubienne, la main proximale renforce la pression sur la main distale en direction du coccyx. Les deux techniques peuvent être réalisées dans le même temps (fig. 13, 13bis), patient en décubitus dorsal.  

        Fig 11                                             Fig 11bis                                      Fig 12  

  sanstitre13.jpg                     3.jpg                       6.jpg  

           Fig 12bis                                        fig. 13                                        fig. 13bis

   8.jpg                   10.jpg                    12.jpg

 -  Le transverse profond du périnée (fig. 6bis 14, 14bis, 14ter), la finalité est de « rapprocher » les tubérosités ischiatiques. Patient en décubitus latéral (gauche pour un transverse droit et inversement), l’éminence thénar de la main distale crée une pression sur la tubérosité ischiatique en direction de celle du côté opposé. La main proximale éverse l’os iliaque en crochetant l’aile iliaque. 

            17.jpg                             sanstitre141.jpg                                    

                   Fig 6bis                                                Fig 14   

                             20.jpg                             222.jpg                                       

                                   Fig14bis                                        Fig 14ter                                            Le temps de raccourcissement des fibres musculaires dépend de l’amplitude du mouvement réalisé par le muscle considéré: court (10 secs environ) pour une amplitude faible (élévateur de l’anus, transverse),  plus long (20 secs environ) pour une amplitude plus importante (psoas, piriforme). Le nombre d’exécution est de 1 à 2 par séance en fonction du nombre plus ou moins grand de muscles spasmés. Les critères d’efficacité sont l’amélioration des signes cliniques décrits par le patient et/ou la disparition des points douloureux.Les deux manœuvres précédentes concernant l’élévateur de l’anus et le transverse profond du périnée sont réalisées sur des articulations amphi arthrosiques, c’est-à-dire des articulations semi-mobiles qui ne génèrent des mouvements que de très faibles amplitudes, de l’ordre de quelques millimètres. Il conviendra de rester très prudent et de ne pas « forcer » ces articulations.A noter que la technique du raccourcissement peut être utilisée également sur tous les autres muscles précédemment cités.

Résultats

 Dans notre expérience, une quinzaine de séances est généralement préconisée de première intention (éventuellement renouvelable), bihebdomadaires, puis hebdomadaires, voire tous les quinze jours en entretien en fonction du résultat.Nous avons repris le dossier des patients qui ont été rééduqués pendant l’année 2004.Soixante quatre dossiers exploitables ont été retenus, de patients présentant des douleurs pelvi-périnéales avec syndrome myofascial. - nombre de femmes : 40   (62,5%)- nombre d’hommes :   24  (37,5%) - âge moyen :  53 ans- extrêmes :  22-79  Les résultats ont été classés en 4 catégories en fonction de l’indice de satisfaction des patients constaté en fin de rééducation:

- mauvais :                   0 – 20%                      8          (12,5%)

- insuffisant :                 20 – 50%                    13        (20,3%)

- satisfaisant :               50 – 75%                    13        (20,3%)

- très satisfaisant :         75% et plus                 30        (46,9%)  

Au total, 21 patients ont décrit un résultat mauvais ou insuffisant, non significatif, soit un tiers (32,8%), alors que 43 patients ont obtenu un résultat satisfaisant ou très satisfaisant, soit les deux tiers (67,2%) qualifié de « socialement acceptable ».

Discussion – Conclusion 

  Comme nous l’avons déjà précisé, si l’on retrouve parfois une cause à cette pathologie (traumatisme, abus sexuels, accouchement, suites de chirurgie pelvienne ou périnéale), l’étiologie reste le plus souvent méconnue. Et pourtant, il n’y a pas d’effets sans causes.

On peut s’étonner de voir certains patients consulter pour des douleurs pelvi-périnéales à la suite d’une chirurgie pour hémorroïdes, d’une prostatectomie, d’un stress, d’un acte sexuel consenti, alors que généralement, ces différentes causes restent sans effet.

Tout porte à croire que ces patients présentent un « terrain de prédisposition » asymptomatique qui les fait rester dans une « zone infra douloureuse » sans raison de consulter. La survenue d’un facteur supplémentaire pourra les faire passer dans la « zone supra douloureuse », la douleur apparaîtra alors nécessitant une consultation.

Peut-on dépister ces patients à risques, et si oui, comment ?

Y-a-t-il un traitement préventif, et si oui, lequel ?

Le chemin est encore long avant de faire la lumière sur cette pathologie qui reste peu ou mal connue. Un travail de recherches, par une équipe pluridisciplinaire, est plus que jamais justifié afin de mieux appréhender la gestion de nos échecs, et d’améliorer nos résultats.

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Publié dans:Non classé |on 25 février, 2008 |31 Commentaires »

Thérapie manuelle pour la cystite et le syndrome d’urgence-fréquence

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 LES POINTS-DECLENCHEURS (PD) MYOFASCIAUX DU PLANCHER PELVIEN : THÉRAPIE MANUELLE
POUR LA CYSTITE INTERSTITIELLE
(CI) ET LE SYNDROME DE L’URGENCE-FREQUENCE

JEROME M. WEISS 
Du Pacific Centerpour la douleur et le dysfonctionnement pelviens, San Francisco, Californie 

  

EXTRAIT 

But : l’efficacité de la thérapie physique manuelle a été évaluée dans les patients présentant une CI et un syndrome urétral, avec le symptôme de l’urgence-fréquence avec ou sans douleur pelvienne. Le raisonnement a été basé sur l’hypothèse que les PD myofasciaux du plancher pelvien ne sont  pas seulement une source de douleur et de symptômes de vidange (voiding symptoms), mais également un déclenchement pour une inflammation neurogène de la vessie par l’intermédiaire des réflexes antidromiques.   * antidromiques : transportant des impulsions nerveuses en direction opposée à la normale physiologique 

Matériel et méthodes : de septembre 1995 à novembre 2000, 45 femmes et 7 hommes, y compris 10 ayant une CI et 42 un syndrome d’urgence-fréquence, ont entrepris une thérapie physique manuelle du plancher pelvien pour 1 à 2 visites hebdomadaires pendant 8 à 12 semaines.  Les résultats ont été déterminés par le score (*) complet des symptômes indiquant le taux d’amélioration en accord avec les paramètres de résultats, ce qui comprenait 25% à 50% faibles, 51% à 75% modérés, 76% à 99% importants et 100% guérison complète de 100%.

Dans 10 cas ces résultats subjectifs ont été confirmés en mesurant la tension pelvienne résiduelle du plancher pelvien par électromyogramme avant et après le traitement.  * Score : indique le nombre de points obtenus sur la feuille donnée aux patients pour relever l’évolution de leurs symptômes.

Résultats : des 42 patients présentant le syndrome d’urgence-fréquence avec ou sans douleur, 35 (83%) ont eu une amélioration modérée à forte ou à la guérison complète, tandis que 7 sur les 10 (70%) ayant une CI ont eu une amélioration modérée à forte. La durée moyenne des symptômes avant traitement dans ceux ayant une CI et le syndrome d’urgence-fréquence était 14 ans (moyenne 12) et 6 ans (moyenne 2.5), respectivement.

Chez les patients sans symptômes ou de courte durée, la durée moyenne des symptômes était d’un an ½. Sur 10 patients ayant eu une électromyographie la tension pelvienne moyenne au repos a diminué de 9.73 à 3.61 μV., ce qui représente une amélioration de 65%.  Conclusions : la thérapie manuelle du plancher pelvien pour réduire l’hyper tonicité du plancher pelvien améliore efficacement le syndrome d’urgence/ fréquence et de la CI. 

Il est bien établi que les muscles dysfonctionnels du plancher pelvien contribuent  de manière significative aux symptômes de la CI et du syndrome urétral, càd de l’ urgence-fréquence avec ou sans douleur.  Cependant, il est également possible que ces muscles agissent non seulement comme une source de symptômes, mais également comme déclenchement pour une inflammation neurogène de la paroi de la vessie, qui est une source de la perméabilité urotheliale caractéristique de la CI. Schmidt et Vapnek ont exécuté des examens urodynamiques sur des patients atteints de CI ou urgence-fréquence graves, et ont observé que les épisodes de douleur correspondaient plus avec des changement de comportement du sphincter que de la vessie.

La pression appliquée aux muscles du plancher pelvien, particulièrement les muscles élévateurs, la douleur qui en découle et la compression continue se référent à la douleur des régions suprabiennes et périnéales, du rectum, du gland et de la vulve. La plupart des patients n’avaient aucun contrôle volontaire des muscles du plancher pelvien.

Cependant, après que ces muscles aient été détendus par le biofeedback ou la neurostimulation, les symptômes se sont rapidement réduits. Puisque les symptômes de la CI et du syndrome d’urgence-fréquence sont semblables, l’étiologie peut être également semblable. Une association entre le dysfonctionnement des muscles du plancher pelvien avec symptômes de vidange et le syndrome d’urgence-fréquence a été également observée : sur 25 femmes souffrant d’urgence-fréquence urinaire grave, Schmidt et Tanagho ont remarqué une hyperactivité des muscles volontaires entourant le tiers éloigné de l’urètre.

Chez les patients présentant le syndrome d’urgence-fréquence, Bernstein et autres (*) ont remarqué un niveau de tonicité élevé du plancher pelvien, une faible capacité à se détendre ou à se contracter et un contrôle volontaire insatisfaisant. Chez des patients semblables Kaplan et autres ont diagnostiqué une dyssynergie du sphincter ou une hyperactivité du plancher pelvien.  Ce que ces rapports impliquent est que la vessie peut ne pas être complètement responsable du syndrome de l’urgence-fréquence et de la CI.  * et al (et d’autres)

Par conséquent, il est possible que dans chez quelques patients la CI représente la fin d’un spectre à partir duquel les symptômes du syndrome d’urgence-fréquence commencent. Il peut s’ensuivre que la progression se produise le long de ce spectre comme la conséquence d’années de dysfonctionnement myofascial chronique et /ou progressif. À l’appui de ce concept, Held et d’autres ont rapporté que 28% de patients diagnostiqués avec une CI se sont rappelés avoir eu des difficultés de vidange durant l’enfance. De même lors de mon expérience lors de l’examen initial, les patients se plaignent souvent d’un long historique de symptômes urinaires intermittents qui ont progressé en association avec la douleur. 

Les PD myofasciaux du plancher pelvien peuvent être à la base de la pathophysiologie de cette progression. 

 Comme l’ont montré Schmidt et Vapnek, les résultats obtenus à la palpation du plancher pelvien sont similaires aux PD myofasciaux, définis par Simons comme un point sensible créé par la blessure à une jonction musculaire, conséquence d’une surcharge aiguë, répétée ou soutenu du muscle. En fonction de la gravité des dommages myofasciaux, un PD peut être latent et asymptomatique.

L’aspect confus dans le développement d’un PD symptomatique provient de ce que les traumatismes qui en sont responsables peuvent être additifs, contribuant aux dommages communs. Parfois, l’événement déclencheur final semble si insignifiant qu’il n’est pas identifié en tant que cause. 

Bien que les similitudes entre l’inflammation neurogène et la CI ont été décrites, à ma connaissance l’événement originel qui a provoqué l’inflammation neurogène de la vessie n’a pas été découvert. Cependant, dans mon expérience la majorité de patients ayant une CI relatent un antécédent précoce qui peut avoir comme conséquence le dysfonctionnement des muscles du plancher pelvien et ont des symptômes urétraux ou anaux suggérant un accroissement de la tension pelvienne. Aussi en tant que partie intégrale du traitement de ces patients, la normalisation de ces muscles est incluse par l’éradication du point-déclencheur et la rééducation du plancher pelvien par des exercices d’étirement et d’élongation.   

 

PATIENTS ET MÉTHODES  

Les patients. Entre septembre 1995 et novembre 2000, 45 femmes et 7 hommes de 26 à 80 ans ont entrepris une thérapie manuelle des PD myofasciaux du plancher pelvien, y compris 6 femmes et 4 hommes dont la CI avait été soignée par hydrodistention sous anesthésie, et 39 femmes et 3 hommes ayant, le syndrome d’urgence-fréquence – une fréquence-urgence grave avec ou sans douleur urétrale (les sus-nommés syndrome urétral et de prostadynie, respectivement).

(ndt : la prostadynie ou prostatodynie – terme peu employé jusqu’à présent – désigne le syndrome de douleur pelvienne chronique – CPPS – sans inflammation ni infection bactériologique.) 

Quelques patients souffrant du syndrome d’urgence-fréquence et ayant des symptômes suggérant une CI ont refusé la cystoscopie sous anesthésie.  Des patients ont été orientés vers la thérapie manuelle en raison de leur insatisfaction avec des traitements précédents.

Des 42 patients avec le syndrome d’urgence-fréquence, le traitement inefficace incluait les antibiotiques dans 55% des cas, la dilatation urétrale dans 50%, anticholinergiques dans 30%, le diazepam dans 22%,  les antidépresseurs tricycliques dans 15%, des alfa-bloquants dans 12.5%, le chlorhydrate de phenazopyridine dans 10%, la chirurgie dans 5% et l’acuponcture dans 10%.  À la 1ère visite on a donné aux patients un questionnaire sur leurs scores de symptômes. 

Des questions sur l’urètre, la vessie et la douleur lombaire qui étaient appropriés à chaque cas, incluant aussi bien que celles spécifiques à chacun sur la douleur testiculaire, pénienne, prostatique et vaginale. Des questions sur la vidange impliquant l’urgence-fréquence, la nocturie (ndt : dysurie nocturne), l’hésitation, l’ intermittence, la force du jet et la vidange inachevée. Les patients ont été invités à évaluer leurs symptômes sur une échelle allant de 0 (aucun) à 4 (graves). 

Sur chaque questionnaire rempli les scores représentaient les symptômes des 30 jours précédents. Après avoir comparé les scores avant et après traitement, le taux d’amélioration enregistré a été de 25% à 50%  - faible, 51% à 75% – modéré, 76% à 99% – important, et résolution complète. de 100%.

Dans 10 cas l’effet de la thérapie manuelle myofasciale a été évaluée par l’électromyographie en utilisant une unité de biofeedback et une sonde péri anale ou péri vaginale.  Les mesures avant et après traitement ont été comparées.

La thérapie manuelle.  L’examen physique initial fait par le rectum ou le vagin avec le patient en position de lithotomie consiste en la palpation de la totalité du plancher pelvien, càd du sphincter urinaire et anal, des muscles pubo-urétraux, vaginaux et rectaux, iliococcygiens, piriformes et l’obturateur interne. Cet examen identifie la vigueur, la sensibilité (à la douleur) ou les bandes tendues et rayonnement de la douleur qui reproduit les symptômes.

La sensibilité est habituellement évidente chez les femmes dans les muscles et le tissu connectif latéral à l’urètre (sphincter urinaire et pubo-urétral), et chez les hommes dans le muscle pubo-prostatique latéral (de pubo-coccygien) à la prostate et le diaphragme urogénital. En outre, des PD dans la structure du périnée peuvent être une source significative de douleur périnéale chez les hommes.  

Contrairement aux groupes de muscles externes que les physiothérapeutes traitent manuellement avec 1 ou 2 mains, les groupes de muscles internes limitent le praticien au traitement par 1 de doigt par le rectum ou le vagin. La sensibilité, la dureté ou les bandes tendues sont repérées. Elles sont alors traitées par compression, étirement, tapotage  perpendiculairement aux groupes de muscles affectés ou permettant au doigt de glisser entre les fibres pour chercher la direction de moindre résistance, trouvant finalement la source (termed following the well).

L’utilisation simultanée de l’étirement externe du muscle (élongation du piriforme ou élongation isométrique (*) du pubo-coccygien ou l’application de la chaleur externe favorise une plus grande relaxation de muscle.  * isométrique adjectif - Se dit d’une contraction musculaire telle que la longueur du muscle ne change pas alors que la force développée par le muscle augmente. Copyright : Le Petit Larousse ©

Quand ces techniques sont appliquées chez les femmes, les secteurs sensibles dans le sphincter urinaire, les tissus péri-urétraux et pubo-urétraux sont comprimés contre la symphyse pubienne (*) combiné avec une traction latérale. La pression légère initiale est fortement accrue au fur et à mesure que le patient s’adapte à la technique. Si le premier contact est trop brusque ou ferme, il peut se produire un spasme musculaire.  *symphyse nom féminin  1. [Anatomie] Nom de certaines articulations fixes ou peu mobiles. La symphyse pubienne. Copyright : Le Petit Larousse ©

Après que cette manœuvre d’étirage/compression de la partie latérale ait été répétée plusieurs fois, la traction postérieure est appliquée par le vagin ou le rectum. Le patient est alors invité à contracter le muscle après que le muscle pubo-vaginal ait été contrôlé, tandis que le doigt de l’examinateur est maintenu fixe.  Le résultat de cette manœuvre est une contraction isométrique contre la résistance.

Ce type d’étirement a un effet réflexe inhibiteur sur la tension musculaire et il en résulte une meilleure relaxation et un plus grand allongement du muscle. Avec le doigt de l’examinateur dans cette nouvelle position, plus postérieure, le patient répète encore la contraction isométrique plusieurs fois, ce qui a pour conséquence une encore meilleure élongation musculaire. 

Le but de cette manœuvre est de rallonger ces muscles contractés antérieurs en diminuant la tension péri-urétrale, de supprimer les PD dans des muscles élévateurs, de rééduquer les muscles à une gamme normale de mouvement et de faire prendre conscience au patient de la tension musculaire. Lorsque la palpation péri-urétrale est répétée, il y a habituellement moins de sensibilité, un assouplissement et un amincissement de la masse contractée du tissu entre le doigt (palpant) et la symphyse pubienne ainsi qu’une amélioration de la capacité musculaire du patient à la contraction et à la relaxation.      

Une technique semblable est employée chez les hommes mais l’attention est dirigée vers le fascia endopelvien et le muscle latéral pubo-prostatique ou au pubo-coccygien du bord de la prostate au col de la vessie et à la membrane urétrale. La compression réitérée relâche le tissu et diminue la sensibilité. Une fois ces opérations terminées, l’attention est orientée vers le diaphragme urogénital et le secteur du sphincter urinaire. 

Le doigt interne incurvé est dirigé vers l’examinateur et le diaphragme urogénital est étiré intérieurement. La marge postérieure est aisément identifiée par le muscle périnéal transversal superficiel, qui limite le mouvement postérieur.   En plus du diaphragme urogénital, l’obturateur interne est généralement impliqué. Son implication peut être détectée avec le patient dans la position lithotomique en luttant contre la résistance en poussant la partie latérale de genou contre la main.

Cette manœuvre provoque la contraction de l’obturateur interne, se raccourcissant et s’élargissant sous le muscle élévateur, ce qui le rend identifiable. Tous les points sensibles sont alors supprimés par compression et l’étirement. La compression peut être plus efficace quand le patient ramène la cuisse ipsilatérale vers l’épaule contre-latérale dans le surnommé étirement piriforme. L’étirement peut être augmenté avec les technique de spray au fluorimethane et/ou la chaleur. Les PD des muscles élévateurs recouvrant l’obturateur interne peuvent être identifiés en notant tout accroissement de la douleur sous le doigt (palpant) quand le patient contracte le muscle pubo-coccygien. 

Si des PD myofasciaux discrets demeurent après 6 à 8 semaines de traitement ou sont si sensibles que qu’on ne peut pas pratiquer une thérapie manuelle, on peut ajouter une injection de 0.5% de bupivacaine ou de 1% de lidocaïne.

Cette technique est particulièrement intéressante chez les hommes ayant une douleur périnéale consécutive à des PD du diaphragme urogénital, pubo-urétraux ou de la zone du périnée. Si les points affectés sont plus profonds, un guide d’aspiration de la prostate pour biopsie (a prostate aspiration biopsy guide) placé sur le doigt examinateur est dirigé par l’anus ou le vagin vers le PD.

Après que le bout du doigt ait été en contact avec le PD à 21 cm. l’aiguille spinale de 22 cm est passée dans le guide et 1 à 2 ml. sont injectés à chaque emplacement de PD. Le muscle est alors soumis à une gamme complète de mouvement avec des étirements. Ces injections peuvent être exécutées toutes les 1 à 2 semaines en fonction des progrès. Il n’est pas rare que les patients aient provisoirement une exacerbation des symptômes avant une amélioration significative.   

Le traitement doit continuer jusqu’à ce que la sensibilité et le rétrécissement aient disparu, ce qui nécessite 1 à 2 visites par semaine pendant 8 à 12 semaines selon la durée et la gravité des symptômes. Alors que les PD et la tension musculaire décroisent en intensité, la fréquence de la thérapie est diminuée. En plus du traitement sur place, on enseigne au patient un programme à faire chez soi qui se compose du biofeedback et des exercices de Kegel, des étirements, le renforcement du muscle pelvien externe et des techniques de réduction de l’effort.   

RÉSULTATS 

Les 42 patients ayant un syndrome urétral se sont présentés à une moyenne de 24 visites en 15.6 mois, tandis que les 10 patients ayant une CI se sont présentés à une moyenne de 18 visites en 19.7 mois. Aucun patient ne s’est retiré pendant la période de traitement initial.

Les scores des symptômes du pré traitement ont indiqué une différence marquée entre ceux ayant une CI et ceux ayant un syndrome d’urgence-fréquence avec un score moyen de 18.80 et 12.65, respectivement. Les patients présentant la CI avaient également plus de sensibilité, de spasmodicité (*) et de PD des muscles du plancher pelvien. * Spasticity – « spasmodicité » : tendance à avoir des spasmes .

Des 42 patients présentant le syndrome d’urgence-fréquence,13 (31%) ont eu une amélioration modérée, 13 (31%) ont eu une nette amélioration et 9 (21.4%) ont eu une disparition complète des symptômes après la période de traitement initiale. Ainsi, la guérison complète, l’amélioration marquée et modérée ont été réalisées dans 35 cas (83%). Seulement une faible amélioration a été notée chez 6 patients et les symptômes sont restés  inchangés chez 1 patient.

Les symptômes urinaires se sont plus améliorés, avec une moyenne de 5.65 et 3.74 dans la baisse du score de la douleur et des symptômes. Le suivi moyen de ces 42 patients était de 20 mois après l’achèvement de la thérapie, dont 3 n’ayant pas été suivi à long terme. Le questionnaire a montré une diminution de 9% dans les taux d’amélioration. Ainsi, à long terme le taux d’amélioration est tombé à 74% (29 des 39 patients) contre 83% à la fin de la thérapie.  Après la période initiale de traitement, 1 des 10 patients ayant une CI avait une amélioration nette et 6 une amélioration modérée, tandis que 3 ressentaient une faible amélioration. Ainsi,le taux combiné d’amélioration nette et modérée était de 70% (7 cas sur 10).  Aucun patient n’a connu de guérison complète et aucun n’a noté des symptômes inchangés ou aggravés.

Comme chez les patients avec l’urgence-fréquence, les symptômes urinaires sont ceux qui se sont le plus améliorés avec une moyenne de baisse de 5 points, bien que le score de la douleur est baissé légèrement moins, càd de 4 points. Le suivi moyen dans ces cas était de 19 mois après l’achèvement de la thérapie.

Trois patients ont été perdus lors du suivi mais ceux qui ont répondu n’ont rapporté aucun changement du taux de leurs symptômes. Chez les 10 patients ayant entrepris une électromyographie, la moyenne de la tension au repos lors du pré traitement qui était de 9.73 μV. est descendue après traitement à 3.31 μV.  Beaucoup de patients ont eu un accroissement périodique des symptômes qui sont apparus être liés à l’effort, au régime, à l’activité sexuelle ou à toute autre activité physique spécifique.

Cependant, après que le cours du traitement ait été achevé, les aggravations étaient plus courtes et moins intenses. La nécessité de traiter les patients périodiquement pour ces recrudescences de symptômes explique la marge des 3 à 48 mois du suivi pour l’achèvement de la thérapie.

Généralement la durée des symptômes avant le traitement est en corrélation directe avec la disparition ou la diminution des symptômes. De plus, les patients qui se sont rendus compte que les stress dans leur existence était associés avec une recrudescence des symptômes et, de ce fait, ont participé à des techniques de réduction du stress, à des groupes de soutien ou à une psychothérapie, ont généralement mieux réagi. Après que le traitement ait commencé, une aggravation des  symptômes a tendance à répondre beaucoup plus rapidement au traitement (1 ou 2 séances) qu’au début de la thérapie. Pendant les mois suivants, les aggravations ont été moins aisément déclenchées par l’activité qui les avait provoquées précédemment.

La diminution dans l’amélioration des symptômes après 6 à 12 mois était en grande partie imputable à l’arrêt du traitement à la maison par le patient, càd des techniques de réduction du stress, des exercices de Kegel et de la thérapie physique.     

DISCUSSION 

 

Les patients ressentant l’urgence et la fréquence urinaires avec ou sans douleur chronique représentent un défi médical frustrant. L’accroissement de la perméabilité urotheliale caractéristique de la CI a été bien décrite, bien que le mécanisme pathogénique soit complexe. Néanmoins, pour produire le soulagement des symptômes vexant de l’urgence-fréquence et de la CI, les praticiens doivent essayer de trouver leur origine.

Le plancher pelvien est particulièrement vulnérable aux PD myofasciaux en raison de son emplacement central, transmettant les forces entre le haut du corps et les jambes, devant supporter en permanence une activité sphinctérienne et sexuelle, un type caractéristique de contraction excentriques ou d’élongation qui entraîne plus d’effort sur le tissu myofascial et une réponse significative à cet effort. 

La raison anatomique pour laquelle ces PD myofasciaux aigus du plancher pelvien peuvent influer sur la vessie repose dans la proximité étroite avec la moelle épinière des terminaisons nerveuses afférentes au pudendal (plancher pelvien) et des nerfs parasympathiques de la vessie. Avec assez de points douloureux dans la moelle épinière sacrée (ndt :du sacrum), la corne des neurones dorsaux peut probablement déclencher une transmission antidromique dans les nerfs adjacents de la vessie. Les scores les plus graves des symptômes de pré traitement des patients ayant une CI dans cette série représente l’évidence des conséquences douloureuses de l’implication de la vessie. 

On a observé une inflammation neurogène après avoir stimulé les nerfs de la moelle épinière, les ganglions pelviens et les racines dorsales. Jasmin et d’autres ont expérimentalement produit des cystites neurogènes chez des rats en injectant le virus neurotropique dans le muscle de l’adducteur dorsal caudal. Ils ont postulés que les circuits de la vessie qui s’y réfèrent ont été activés en raison de l’invasion des circuits voisins par ce virus.

Par conséquent, il est possible que la douleur myofasciale du plancher pelvien puisse initier une transmission antidromique aux nerfs adjacents de la vessie par les racines réflexes dorsales, les réflexes d’axone (*) des fibres afférentes qui bifurquent ou autre mécanismes inconnus pouvant initier l’inflammation neurogène décrite dans ces études.   * Axone  nom masculin Prolongement du neurone qui conduit le message nerveux de ce neurone vers d’autres cellules. Copyright : Le Petit Larousse ©  

Bien qu’il soit possible que le traitement dirigé vers la vessie pour diminuer l’effet des stimulus nocifs locaux puisse convertir un PD myofascial douloureux actif en un PD asymptomatique, le PD latent représente toujours un risque. Il peut être activé par l’effort, des irritants alimentaires, un exercice ou mouvement inapproprié, un choc lié à l’activité sexuelle, le temps froid, des décalages hormonaux et une infection virale. ces facteurs sont connus pour provoquer une recrudescence des symptômes dans la CI. 

Les symptômes qui continuent malgré la thérapie physique du plancher pelvien dysfonctionnel peuvent s’expliquer partiellement par la sensibilisation centrale. La douleur chronique du plancher ou de la vessie peut affecter les neurones spinaux et supra spinaux (ndt : de la moelle épinière) d’une façon qui crée divers changements sensoriels, tels que la diminution du seuil de la douleur, de sorte qu’un stimulus non douloureux tel qu’un contact ou le remplissage de la vessie puisse provoquer une douleur (allodynie), une intensité de douleur accrue avec un stimulus douloureux tel que les irritants alimentaires (hyperalgésie), une activité douloureuse spontanée, une extension du champ de la douleur, un plus grand degré et une plus grande durée de la douleur avec chaque stimulus douloureux ou non douloureux répété ou une douleur du système nerveux sympathique maintenue.

Initialement, ce mécanisme a semblé être une opposition importante au succès du traitement de la CI, mais d’autres ont signalé que la sensibilisation centrale ne pouvait pas être maintenue sans stimulation douloureuse continue. Par conséquent, cette découverte implique que si des stimulations nocives ont été interrompues pendant quelque temps, la sensibilisation centrale devrait décroître.

Puisque la moelle épinière sensible du sacrum (sacral spinal cord) est influencée non seulement par la vessie et le plancher pelvien, mais également par d’autres organes ou muscles qui convergent vers ces neurones (convergence somatoviscérale) ou par des facteurs généraux qui augmentent la sensibilité nerveuse, une approche complète doit être employée pour arrêter l’apparition de douleur continue provenant toute source. 

 Les muscles externes le plus généralement impliqué ont des attaches avec le bassin osseux ou à proximité étroite du sphincter urinaire, à savoir les muscles fessiers, de l’iliopsoas, les muscles piriformes, les quadratus lombaires, les grands adducteurs et les abdominaux (grands droits de l’abdomen).

Après être devenus dysfonctionnels, ils peuvent perpétuer la douleur pelvienne du plancher pelvien et l’hypertonicité.  Ainsi, il est essentiel que les patients entreprennent une thérapie d’évaluation et de traitement physiques pour corriger toute situation de prédisposition ou qui puisse perpétuer les symptômes. 

On a suggéré que le traitement pour la CI et le syndrome urétral devrait inclure les techniques de la relaxation musculaire, telles que le biofeedback et la neurostimulation. Cependant, de telles méthodes de contrôle à distance ne sont pas en première ligne thérapeutique pour d’autres muscles et, tant que ces techniques ne sont pas communément incluses dans le cursus du programme d’études médicales, on peut leur préférer d’autres techniques, plus familières.

Néanmoins, le programme de traitement doit envisager une combinaison d’options, y compris orientées vers la vessie, la thérapie physique et mentale, la réadaptation du plancher pelvien et l’évitement des actes produisant de la douleur avec l’alimentation et l’exercice. 

CONCLUSIONS

 En tant qu’élément d’un programme complet de traitement chez les patients présentant une cystite interstitielle et un syndrome d’urgence-fréquence, la thérapie physique du plancher pelvien élimine (arrests) les points-déclencheurs neurogènes menant aux modifications de la vessie, abaisse la sensibilité du système nerveux central et soulage la douleur due aux muscles dysfonctionnels.   

Publié dans:Non classé |on 2 janvier, 2008 |Pas de commentaires »

Trouver un coussin effi-cace pour ne pas souffrir

 

 Ce site recense quelques marques fabricant des coussins pour les personnes souffrants d’escarres, hemorroïdes ou prostatites

 

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        A quoi ressemble Thera-Seat 
(avec housse en tissu)

Le coussin thérapeutique rembourré discret pour

Prostatitite, Névralgie pudendale, Douleur pelvienne (CPPS), Cystite Interstitielle, Hemorroïdes et autres situations qui interdisent la pression sur les zones pelviennes et périnéales.

Avec sa forme carrée et le design exclusif de sa housse rembourrée, Thera-Seat ressemble à un coussin « ordinaire »

   Vue de face                                  Vue de dos

cushionfront2b.jpg                                    cushionrear3c.jpg

Avec fermeture Eclair.                La housse comporte une poignée

                                Le secret de Thera-Seat

                                              secret.jpg 

En enlevant la housse, vous pouvez voir que le poids du corps est réparti sur les fesses et le haut des cuisses — et non sur le périnée.
La housse rembourrée dissimule le siège Thera-Seat sans nuire à sa fonction, - vous permettant une utilisation discrète !

Thera-Seat conçoit et fabrique des produits discrets pour des personnes souffrant de douleur pelvienne. Nous fournissons des solutions qui permettent aux utilisateurs de s’asseoir en réduisant la pression pelvienne tout en maintenant leurs situations médicales confidentielles. Notre produit vedette est le coussin populaire Thera-Seat, et nous développons actuellement une ligne innovatrice de sièges pour compléter ce modèle.

Question Frequemment Posées


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Thera-Seat est un coussin d’assise conçu pour réduire la pression sur le périnée. Il a été co-inventé par une personne souffrant de douleur pelvienne et comprenant exactement quel était le besoin de l’utilisateur.
2. A qui s’adresse Thera-Seat ?
Thera-Seat a été conçu pour les personnes souffrant de douleurs telles que : prostatites, Névralgie pudendale, Vulodynie, Cystite Interstitielle, Situations post-opératoires, Hemorroïdes et autres problèmes qui interdisent une pression prolongée sur le périnée.3. Qu’est-ce qui différencie Thera-Seat d’un coussin ordinaire ?
Tout d’abord, Thera-Seat a une assise plus importante pour un meilleur confort et un meilleur soutien.  Ensuite, le design discret de Thera-Seat’s n’attire pas l’attention d’autrui sur un problème médical (à la différence d’un coussin ordinaire qui est rond, incomfortable et que l’on remarque).  En résumé, Thera-Seat offre les avantages d’un coussin médical sans les inconvénients.
4. A quoi ressemble Thera-Seat, quelle est sa taille, quelle est sa couleur ?
Thera-Seat ressembe à un coussin classique. Il a une forme carrée, avec des coins arrondis à l’arrière pour s’adapter à la plupart des chaises.  Pour voir des photos, cliquez sur ce lien :
«  Thera-Seat’s Secret « .  Les dimensions de Thera-Seat’s sont : 43 cm de long, 42 cm de large et 6 cm d’épaisseur (17″ L x 16.5″ W x 2.25″ D, and weighs a little over 2 lbs).  Son poids est d’environ 900 grammes.  Sa consistance lui permet de s’adapter indifféremment aux gabarits légers ou corpulents (comme ceux ayant + de 1.85 m et + de 90 kg – 6-ft. tall, and weigh over 200 lbs).  Actuellement ce siège n’existe qu’en noir.

5. De quelle matière Thera-Seat est-il fait ?
Thera-Seat est fabriqué d’une mousse dont la formule est secrète. Ses propriétés uniques procurent un équilibre parfait entre le soutien et le confort.  De plus, cette mousse n’absorbe pas les liquides ni la moisissure.  Sa housse, spécialement dessinée, dissimule l’orifice central sans nuire à son efficacité.

6. Combien coûte Thera-Seat ?
Thera-Seat revient à $ 90,00 + frais de port.   ( ndt : 65 € au 23.07.2007. )

7. Où puis-je acheter Thera-Seat ?
Thera-Seat est disponible en ligne ou par email.  Pour un achat sécurisé en ligne, Thera-Seat peut-être commandé chez notre détaillant officiel, CCNOW.com.  Pour commander, cliquez SVP sur le bouton « Order Thera-Seat » sur la barre de navigation gauche de cette page.   Thera-Seat n’est pas disponible en magasins actuellement.

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Vous disposez de 30 jours de garantie. Vous serez entièrement remboursé de votre réglement en nous renvoyant le coussin, dans de bonnes conditions, moins de 30 jours après la date d’achat.  Avec le coussin, joignez SVP votre N° de commande, nom, adresse et N° de téléphone.  Dès que nous recevrons le produit, nous vous créditerons du montant de votre achat.  Malheureusement, les frais de port de sont pas remboursables. Pour avoir notre adresse, consultez notre «  Contact Us » page.

9. J’ai d’autres questions, comment puis-je vous joindre ?
Vous pouvez nous contacter par email à : contact@theraseat.com
   

Témoignages:

CE QUE DISENT LES UTILISATEURS DE 
THERA-SEAT


« Je reviens d’un voyage en Afrique du Sud et le coussin Thera-Seat a été une bénédiction.  Il m’a immensément soulagé durant mes 7 heures de vol jusqu’à Londres, puis les 11 heures jusqu’à Johannesburg ansi qu’au retour.  Je l’utilise… chaque fois que je dois rester assis sur une longue période.  Je ne pensais pas qu’il était possible de voyager aussi longtemps avec ce coussin. Vraiment merci infiniment pour le siège. »« Après quelques mois d’utilisation, Thera-Seat a réduit ma douleur périnéale de 90%. »« De tous les médicaments, traitements et gadgets que j’ai essayés, Thera-Seat est la seule solution qui ait fonctionnée pour moi jusqu’ici.  Mon seul regret est de ne pas l’avoir trouvé plus tôt, en pensant à tous les médicaments que j’ai utilisés dans le passé inutilement. »« Mon travail m’oblige à rester assis 8 à 10 heures/jour. Rester assis constamment aggrave mon problème et j’ai dû utiliser un oreiller à mon travail !  Avec Thera-Seat, je peux supporter la station assise durant des heures, et le faire avec dignité. » « Ma prostatite est de nature neuro-musculaire. Pour moi, le coupable est la position assise. Je peux maintenant m’asseoir confortablement toute la journée.  La réduction de la pression sur le périnée m’a considérablement aidé. La douleur n’est pas complètement partie mais s’est réduite à un niveau très faible, supportable.  Je peux maintenant mener une vie normale à nouveau. » » J’ai souffert de prostatite durant des années. J’espère que ce produit aidera d’autres personnes comme il m’a aidé moi-même.  J’ai été récemment au cinéma – une chose que je ne pouvais pas supporter par le passé. » « Je suis parti en vacances et j’ai utilisé Thera-Seat durant un long parcours.  J’ai été très agréablement surpris par son confort.  Je l’utiliserai lors de mon prochain voyage en avion. »« Je suis profondément convaincu que vous disposez du meilleur produit. » « Thera-Seat est nettement supérieur à un coussin ordinaire. »

« Thera-Seat est utile en temps que remède mais aussi préventivement (contre la douleur périnéale) ».

Adresse postale:
Thera-Seat
2261-D Fortune Drive
San Jose, CA 95131
U.S.A.

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COUSSINS/BOUEES

 

Nous allons aborder ici le problème que représente la position assise au quotidien pour tous les malades. En effet, comme nous l’avons vu dans les pages précédentes, cette position accroît très fortement les douleurs. Pour certains malades, il devient presque impossible de s’asseoir même simplement le temps d’un repas.

C’est un véritable handicap qui nous contraint chaque jour à faire le deuil de presque toutes activités même les plus banales (voiture, RV, déjeuner…).
La position assise aggrave les compressions existantes de par la localisation même de ces nerfs et des régions qu’ils desservent (voir : Le nerf pudendal).

Au delà des douleurs extrêmes ressenties, les nerfs se retrouvent encore plus menacés dans cette situation.
Pour tenter d’atténuer l’évolution des souffrances, beaucoup de malades ont adopté l’utilisation de coussin ayant la particularité d’épargner la charge du corps sur les endroits sensibles.

Nous vous proposons de découvrir ci-dessous les coussins les plus fréquemment utilisés.  Pour vous les procurer, adressez-vous dans les pharmacies ou les boutiques spécialisées en matériel médical.

 

        COUSSIN FER A CHEVAL

 

Fiche technique                       bou1.jpg

Dimension : Non communiqué
Descriptif : Mousse extra souple, recouvert d’une housse amovible 100% coton.
Prix : 35 à 50 €
Particicipation sécu : NON
Vente : Les pharmacies et les boutiques spécialisées en matériel médical.

UTILITE

Ce coussin permet de soulager les zones sensibles. Ce coussin en mousse en forme de « U » permet de décharger le poids du corps au niveau de la zone du périnée.

 

COUSSIN D’AIR

 

Fiche technique          boueecou5.jpg

Dimension : 40 ou 50 cm de diamètre
Descriptif : Caoutchouc Parmex. Coussin d’air 40 cm caoutchouc Pharmex.
Prix : 17 à 25 €
Particicipation sécu : NON
Vente : Les pharmacies et les boutiques spécialisées en matériel médical.

UTILITE

Le coussin « bouée » permet de soulager les zones sensibles. Ce coussin en caoutchouc en forme de bouée permet de décharger le poids du corps dans la zone du périnée.

 

COUSSIN PERCE

 

Fiche technique           bou3.jpg

Dimension : 45 x 50 cm
Descriptif : Remplissage en fonction du poids du patient. Poids: +/-15kg
Tuyau de remplissage et rustine fourni.
Prix : 30 à 40 €
Particicipation sécu : NON
Vente : Les pharmacies et les boutiques spécialisées en matériel médical.

UTILITE

Le coussin « percé » permet de soulager les zones sensibles. Ce coussin en caoutchouc permet de décharger le poids du corps au niveau de la zone du périnée.

 

LA BOUEE    

                                               

Fiche technique              bou4.jpg

Dimension : Non communiqué
Descriptif : Particules de mousse.
100% coton; lavable en machine.
Prix : 40 à 45 €
Particicipation sécu : NON
Vente : Les pharmacies et les boutiques spécialisées en matériel médical.

UTILITE

Ce coussin permet de soulager les zones sensibles.  Ce coussin en mousse en forme de « U » permet de décharger le poids du corps au niveau de la zone du périnée.

 

COUSSIN ANTI-ESCARRES

                                       coussin.jpg 

Coussin ergonomique avec mémoire de forme.
Permet un positionnement ainsi qu’une stabilité idéale.
Nombreux modèles disponibles
Prise en charge par la sécurité sociale à l’achat.

http://www.sommet.fr/dispo.html

Mogu coussin bouée

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Le coussin bouée de la gamme Mogu Maternité est très utile pour la jeune maman après un accouchement et permet un assise très agréable.

De taille modulable, il assure un plus grand confort de Maman et de son Bébé.

Découvrez ce coussin bouée au toucher si doux et au corps si moelleux !
Voici la nouvelle gamme Maternité conçu par Mogu , les coussins anti-stress au toucher si doux.

Une gamme de produits spécialement conçue pour le bien-être de la femme enceinte et de la jeune maman.
Très design cette gamme aux couleurs naturelles et aux matières très recherchées répond à 4 principes fondamentaux :

  • Confortable et doux pour la peau
  • Universelle s’adapte à toute la famille des adultes aux enfants
  • Facile et simple d’emploi

 

 

Special Sit 2 in 1

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      idéal après des blessures ou des opérations 

  • empêche le bassin de glisser 
  • découpe anatomique améliore le confort d’assise 
  • Forme anatomique de l’assise 
  • la fente ainsi que la mousse viscoélastique du coussin permettent d’éviter les fortes pressions sur la zone fessier 
  • matériel: la mousse Polyurethane de haute qualité, combinée avec une mousse spéciale viscoélastique, contribue à une répartition optimale de la pression 
  • housse velours, lavable, en gris ou en bleu 
  • Dimensions : 40 x 43 x 9 cm 
  • Densité de la mousse : 63-65 kg. / m3 

  

      

Publié dans:Non classé |on 18 juillet, 2007 |12 Commentaires »

Refaire du vélo avec une prostatite

                     Les selles ergonomiques 

Très souvent, les douleurs périnéales empêchent les ‘prostatitiens’ de faire du vélo, la dureté de la selle aggravant la pression sur la zone prostatique enflammée. Nombreux sont les amoureux de la bicyclette qui ont dû abandonner leur sport favori, ignorant qu’une solution à leur problème existe: la selle ergonomique

On peut distinguer deux grands types de selles ergonomiques :

  • Les selles destinées à soulager la région périnéale mais qui n’ont pas ou peu d’effet sur la région prostatique 
  • Et les selles destinées à soulager la région périnéale + prostatique  

 (Cliquez sur les titres pour avoir les liens hypertextes) 

Les selles soulageant la région perinéale:

Le 1er type de selles ne nous concerne pas, néanmoins il est important d’en parler afin d’éviter toute confusion :

Ces selles ont pour caractéristique majeure d’être évidées en leur centre. Il existe également des modèles sans « nez » et la plupart sont garnis de gel afin de répartir la pression de façon égale. Un des modèles les plus connus est la selle Proust. Il existe de nombreuses autres marques :

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Il est à noter qu’à l’usage, ces selles peuvent provoquer des résultats contradictoires : en effet, la réduction de la surface d’appui sur le périnée peut provoquer une augmentation de la pression sur les bords évidés, pression accentuant la douleur.  D’autre part, la présence de gel  peut accroitre l’échauffement périnéal en augmentant la surface de contact avec la selle. 

 

 Les selles soulageant le périnée et la prostate:

Ce sont les modèles qui nous concernent:

Contrairement aux modéles cités plus haut, ceux-ci évitent l’écueil de la réduction de la surface de contact comme celui de l’augmentation de cette surface.

Ces modèles ont pour caractéristique essentielle d’être composés de 2 parties distinctes, ce qui permet d’éliminer totalement toute forme de contact du périnée avec la selle, donc toute forme de pression sur cette zone et  - par voie de conséquence – sur la prostate :

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Indéniablement, cette selle libère le périnée de toute pression : en effet, l’appui se fait sur les fesses et sur le haut des cuisses, les modules articulés autorisant le mouvement des jambes.  Inconvénient : ce modèle n’est pas très confortable et tous les cyclistes ne seront pas capables de s’y adapter

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C’est la selle choisie par ce site : contrairement au modéle précédent, l’adaptation se fait immédiatement et il n’est pas nécessaire de se contortionner pour trouver la bonne position. Par contre, il est conseillé d’ajouter des housses – qui sont généralement disponibles – pour accroître le confort et la durabilité de la selle. Une étude sur une plus longue période est encore nécessaire avant d’avoir une opinion définitive.

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N’a pas été testée, ce modèle est difficile à trouver. Néanmoins sa conception, apparemment, doit en faire une selle encore plus confortable et efficace que la précédente. Cette fois les housses sont livrées avec la selle, elle existe en plusieurs tailles selon le gabarit

                               clipimage001.jpg 

Élimine les points d’appui qui peuvent provoquer la douleur et les blessures. Permet de s’asseoir en position correcte pour pédaler de manière plus agréable et plus efficace. 

 DDwings a supprimé chaque possibilité de contact physique entre les organes les plus sensibles de votre corps et la selle.  Avec DDWINGS les rembourrages capitonnés font partie du passé.  DDWings est fabriqué avec un matériau externe en plastique s’adaptant à chaque anatomie par une mousse antichoc qui absorbe les vibrations du sol et  donne un soutien uniforme aux muscles glutéaux. 

Cette vidéo montre la facilité du montage de la selle  

DDwings permet ainsi à la masse musculaire de travailler correctement sans points spécifiques de compression, sans douleur ou entrave à son activité. 

Dimensions:
Width: 33 cm. (12.99 inches)
Depth: 19 cm. ( 7.48 inches)
Weight: approximately 950 Gr. (approx 2.09 Lb)
During the 5 year development stage, the design has been improved in the style and comfort, based on biodynamic tests done by professional riders on the road and in the laboratory.
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Average Customer Review:  Based on 1 Reviews

November 17, 2007

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DDwings Revolutionary Italian Bicycle Saddle
Reviewer: Anonymous person from Stone Mountain, GA United States  

By far the best hornless saddle out there. I have tried them all – (Spiderflex, Hobson, etc.) This is it. Excellent customer service from ‘BikeMania’. Bye Bye Prostatitas and discomfort – Hello DDwings.

DDwings est breveté dans la CE et dans le monde entier.

Site US spécialisé en selles ergonomiques : http://www.bikemania.biz/category_s/277.htm

Le fabricant ISM nous a écrit afin de nous présenter ces selles ergonomiques. On peut prendre contact avec eux par l’intermédiaire d’ISM France :

                          Les selles ISM France

                                                             Qui sommes nous ?

L’ISM (Ideal Saddle Modification) est la merveilleuse idée de Steve Toll, un cycliste avide et nageur, habitant á Tampa, en Floride.   En hiver de 1997, suivant une course de vélo avec son épouse, Laura, Steve a réalisé l’esquissé d’un siége dont’il pensait pouvoir éliminer, ou tout au moins, diminuer, le manque de confort des selles traditionnelles de vélo de la plupart des cyclistes experimentés.

En 1999, le concept a été breveté.   Il s’agit d’une étape significative pour une industrie qui n’a jamais vu de modification importante de la selle traditionnnelle. Aujourd’hui, avec beaucoup de travail et de ténacité, Steve a non seulement créé une selle de vélo dernier cri, mais, il a aussi été suivi par des experts de l’industrie du cycle qui ont saisi l’opportunité de tester et monter les selles de l’ISM. En association avec Blackwell Research, les selles ISM sont désormais disponibles pour vous et vos amis.  

   La Selle « Touring » 

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Concu pour le confort maximum

Remplissage à haute densité de mousse

La plus grande base de siége

Couverture en cuir noire

175 millimetres long et 195 millimetres de large avec un poids de 490 grammes

Rails en acier

Euros 39.95 TTC

La Selle « Sport »

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Remplissage de gel

Une base plus petite que la selle de « Touring » pour un poids plus léger

Couverture de cuir de deux tonalite (noir avec le panneau arriére argente)

175 millimétres long et 165 millimétres de large avec un poids de 417 grammes

Rails en acier

Euros 49.95 (TTC

CRITIQUE du site :

Ces selles ingénieuses réduiront indéniablement la pression sur le périnée, mais ceci sans l’éliminer. En effet, comme avec les selles Proust, le contact avec la zone périnéale est réduit mais non supprimé.

Jusqu’à nouvel ordre, rien ne peut remplacer les selles en deux parties distinctes où la pression est répartie exclusivement sur les fessiers et le haut des cuisses

Publié dans:Non classé |on 24 février, 2007 |33 Commentaires »

La Technique du Relâchement Myofascial

Le concept de thérapie myofasciale n’est pas très connu en France. Peu de gens savent ce qu’est un fascia. Pourtant c’est une notion essentielle dans la thérapie des prostatites chroniques reconnues désormais comme étant un désordre de tension, c’est-à-dire comme un problème musculaire chronique, et non comme un problème organique ou infectieux (sauf dans 5% des cas)

Néanmoins, cette thérapie progresse actuellement en France et l’on compte de plus en plus de spécialistes en la matière. Ces kinésithérapeutes spécialisés dans le traitement des fascia portent le nom de fasciathérapeutes 

Dans l’article qui suit, le site Naturosanté donne une explication basique de la notion de fascia et de l’importance du Relâchement Myofascial

Cette compréhension est indispensable pour passer à l’étape suivante: l’étude de la fasciathérapie appliquée au plancher pelvien dans le soin des prostatites chroniques (Protocole de Stanford - Chap.VI)

Définitions : Fascia : mot latin, bande.  Membrane aponévrotique qui entoure des muscles ou une région du corps. Aponévrose : nom féminin [Anatomie] Membrane conjonctive qui enveloppe les muscles ou qui fixe les muscles aux os.   Copyright : Le Petit Larousse © Larousse / HER 2000   

Le Relâchement Myofascial 

Présentation 

Le Relâchement Myofascial, traduction française de l’expression américaine Myofascial Release, fait partie de la grande famille des techniques de thérapie corporelle.

Il s’agit en fait d’étirements extrêmement doux sur les fascia, c’est-à-dire l’enveloppe qui entoure et s’attache à tous les tissus du corps et qui permet, entre autres, aux muscles de glisser les uns sur les autres.

Les fascias sont composés de deux types de fibres : le collagène, plutôt dur et peu élastique, et des fibres beaucoup plus élastiques qui peuvent être étirées.  L’ensemble des fascias forme une sorte d’enveloppe continue de la tête aux pieds. Si les fascias durcissent ou glissent moins bien à la suite de blessures, ils peuvent causer une douleur ou une tension sur les régions adjacentes ou sur des parties du corps très éloignées de la zone touchée.

 La plupart des fascias sont orientés verticalement sauf quatre d’entre eux : les diaphragmes pelviens et respiratoires, l’entrée du thorax (autour des clavicules) et la base du crâne. Il arrive souvent que la mobilité d’un de ces fascias soit entravée par des adhérences à l’un ou l’autre des fascia verticaux car, théoriquement, une restriction dans une direction peut « tirer » sur un fascia orienté perpendiculairement.

C’est la raison pour laquelle le thérapeute appliquant la technique du relâchement myofascial peut travailler sur une zone fort éloignée de celle qui est douloureuse. 

Les techniques employées varient selon la nature du problème mais se caractérisent toujours par la douceur  et la durée : il peut s’agir d’une lente traction sur un membre, d’un étirement de la peau avec les deux mains, d’une légère pression sur des zones opposées.

Si la pression ou l’étirement est maintenu assez longtemps d’une manière douce, le fascia va se détendre et se relâcher. Le relâchement myofascial peut apporter un soulagement dans la plupart des problèmes impliquant les fascias : douleurs dorsales, maux de tête dus à des tensions cervicales, fibromyalgies, tensions musculaires, sciatiques, douleurs chroniques, etc.

 Généralement, les cas aigus seront soulagés en quelques traitements, alors que les cas chroniques peuvent exiger jusqu’à trois traitements hebdomadaires pendant trois ou quatre mois. 

  

John F.Barnes, pionnier du Relâchement Myofascial aux U.S.A. 

   john.jpg   page d’accueil du site de John F. Barnes :

Thérapeute internationalement reconnu, conférencier et auteur, John F. Barnes est le président et le directeur des centres de Relâchement Myofascial et des conférences nationales de Relâchement Myofascial situés à Paoli, Pennsylvanie, et Sedona, Arizona.

Au cours de ses 44 années d’expérience et de créativité, il a développé une approche globale du corps, innovatrice et efficace pour l’évaluation et le traitement de la douleur et du dysfonctionnement.

Des patients du monde entier ont eu recours à ses soins, alors que la thérapie traditionnelle, les médicaments ou la chirurgie n’avaient donné aucun résultat.

Le Relâchement mMyofascial a explosé sur la scène thérapeutique avec un impact et un degré d’acceptation sans précédent dans l’histoire des soins médicaux

 

Les explications de J.F.Barnes

Qu’est-ce que le Relâchement Myofascial ?:

Le Relâchement Myofascial est une technique manuelle très efficace qui fournit une pression soutenue dans la contraction myofasciale afin d’éliminer la douleur et restaurer la mobilité. La théorie du relâchement Myofascial exige une compréhension du système fascial (ou du tissu connectif). 

Le fascia est un système spécialisé du corps qui a un aspect semblable à une toile d’araignée ou à un chandail. sweater.gif 

Le fascia est tissé très densément, couvrant et interpénétrant chaque muscle, os, nerf, artère et veine de même que tous nos organes internes comprenant le coeur, les poumons, le cerveau et la moelle épinière. L’aspect le plus intéressant du système fascial est qu’il n’est pas simplement un système d’enveloppes séparées. C’est réellement une structure qui existe de la tête aux pieds sans interruption. De cette façon vous pouvez commencer à voir que chaque partie du corps entier est reliée à chaque autre partie par le fascia, comme le fil dans un chandail. 

Le fascia joue également un rôle important dans le soutien de notre corps, puisqu’il est attaché à toutes les structures et les entoure. Ces structures ne pourraient pas trouver une stabilité sans la poussée constante du système fascial. En fait, nos os peuvent être considérés comme les poteaux de tente, qui ne peuvent pas soutenir la structure sans le soutien constant des filins (ou des fascia) gardant la tension adéquate pour permettre à la tente (ou au corps) de demeurer droite. 

Dans l’état de santé normal, le fascia est dans une configuration détendue et ondulante. Il a la capacité de s’étirer et de se déplacer sans restriction. Quand nous subissons un traumatisme physique, une blessure ou une inflammation, le fascia alors perd sa souplesse. Il devient tendu, contracté et est une source de tension pour le reste du corps. Un traumatisme, tel qu’une chute, le coup du lapin, une opération chirurgicale ou simplement de mauvaises postures maintenues dans le temps, ont des effets cumulatifs. Les changements qu’ils provoquent dans le système fascial influencent le confort et le fonctionnement de notre corps. Le fascia peut exercer une pression excessive provoquant une douleur ou la une restriction du mouvement.  Ces changements affectent notre flexibilité et notre stabilité, et sont un facteur déterminant dans notre capacité de résister à l’effort et à la contrainte. 

L’utilisation du Relâchement Myofascial nous permet de regarder chaque patient en tant qu’individu unique. Nos séances de thérapie personnalisées sont des traitements manuels durant lesquels nos thérapeutes emploient une multitude de techniques de Relâchement Myofascial et de thérapie de mouvement. Nous favorisons l’indépendance par l’éducation de mécanismes et de mouvements appropriés du corps, par l’amélioration de la force, de la flexibilité, et par la conscience posturale et celle du mouvement

 Myofascial Release The Search For Excellence, John F. Barnes, P.T 

Publié dans:Non classé |on 14 décembre, 2006 |4 Commentaires »

L’auto-drainage de la prostate (auto-massage)

NB: cet article a été écrit en utilisant la traduction de h92 parue sur son site prostatitechronique.free.fr, site ayant été référencé par prostatitis.org (onglet « french »). 

Ce chapitre décrit une technique pouvant être pratiquée par tout un chacun chez soi, et qui, d’après les témoignages de certains patients, donne de très bons résultats. N’ayant pas encore eu le temps de la tester moi-même, je laisse la parole à Phil, qui a eu la gentillesse de m’envoyer un résumé d’une conversation ayant eu lieu sur ce forum. A noter que cette technique n’est en aucun cas incompatible avec la prise d’antibiotique, et semble même renforcer leur efficacité.

Le texte suivant est un échange sur un forum, aussi il est fortement conseillé de le lire jusqu’au bout.

Dernier point, vous pouvez trouver le manuel du « do-it-yourself » du drainage prostatique ici, et sa traduction aux chapitres

« La traduction du do-it-yourself de Dave K« ,

« Le rôle du drainage dans le traitement de la prostatite » et

« Le témoignage d’une homme guéri par le drainage ».

Il est important de noter que le ‘drainage’ de la prostate n’est pas une solution pour tous. Bien qu’il apparaisse clairement amener un soulagement chez certains, il aggrave les symptomes chez d’autres. De plus, il doit être pratiqué avec doigté, sinon il peut y avoir des risques de lésions.

Enfin, lecture obligatoire La controverse sur le traitement et son promoteur principal, le Dr Feliciano

 

Auto-drainage de la prostate, témoignages individuels

Description des expériences personnelles, techniques, difficultés rencontrées, etc…

Sined:

Bon Phil, voici en survol rapide mon rituel : je me lave les mains, j’enfile un gant de latex dans ma main gauche (je suis droitier), ce gant doit être ajusté à ta grosseur de main autant que possible, j’applique du lub en bonne quantité sur mon index gauche, je me couche sur le coté droit, la jambe droite dans l’axe du corps et la gauche plié à 90 degrés et légèrement surélevée …

avec mon index gauche je mets un peu de lub à l’entrée de l’anus, ensuite j’allonge mon bras gauche et de ma main gauche renversée (mon poignet gauche plié à 90 vers l’avant) j’introduis mon index ds l’anus …

c’est LA manoeuvre qui demande le plus de « doigté » … si tu n’y arrives pas tu peux tjrs introduire ton index avec ta main ds l’autre sens, la paume qui pointe vers les fesses et faire pivoter ton doigt une fois à l’intérieur mais c’est inconfortable et douloureux …

avec un peu de pratique et quelques crampes ds le poignet tu y arriveras … une fois ton index à l’intérieur et bien au fond tu n’auras pas de misère à localiser/sentir la prostate au bout de ton doigt … si ta prostate n’est pas trop enflée, tu sentiras le sillon central comme repère … en massant tu devrais sentir des sécrétions qui te coulent ds l’urètre et quelque fois plusieurs gouttent s’écouleront de ton méat urinaire, signe que le drainage se déroule bien …

tu peux appuyer avec une assez bonne pression mais pas trop quand même, soit à l’écoute de ton corps … si ça te fait vraiment mal tu y vas mollo pour commencer … ne te décourages pas, les désagréments des premières fois seront vite oubliés à la disparition progressive de tes symptômes remplacés par une agréable sensation de soulagement longtemps oubliée…

après quelques sessions tu deviendras habile et qui sait avec le temps peut-être auras-tu pignon sur rue avec en poche un lucratif revenu d’appoint … à $80 la session ouf! J’y pense pour occuper mes temps libre à ma pension … mais je ne crois pas que ma copine apprécierait, elle qui ne connaît même pas ma condition … donne de tes nouvelles …

Sined :

Lorsque tu auras ton index bien enfoncé dans ton anus, tu devrais sentir ta prostate tout au bout de ton doigt (le long de ta dernière phalange), c’est de loin préférable d’utiliser l’index car avec le majeur on ne vient jamais vraiment à bout d’atteindre le haut de la glande … la grosseur de la prostate est plus ou moins équivalente à une grosse noix de Grenoble … si elle n’est pas trop enflée tu devrais sentir deux lobes situés de part et d’autre d’un sillon central …

Je masse du haut vers le bas et du centre (à partir du sillon central) vers l’extrémité de chaque lobe et à tour de rôle … quand je dis le bas c’est jusqu’à l’extrémité inférieur de la glande , soit environ à 5 cm à l’intérieur de l’anus … le haut de la glande devrait quant à lui se situer à plus ou moins 8 cm à l’intérieur de l’anus …

Parlons un peu de l’hygiène de la prostate, une prostate qui se draine mal devrait être évacuée de ses sécrétions de façon plus régulière qu’une prostate saine … naturellement à la moindre excitation sexuelle, lorsque vous ressentez une montée des sécrétions au niveau de la glande et un malaise car les tissus sont sensibles, il est recommandé de tjrs terminer cette période par une éjaculation afin de drainer la prostate et d’éviter ainsi une congestion …

En ce qui me concerne, j’ai constaté qu’une éjaculation tous les deux jours évite une accumulation des sécrétions et aide à maintenir ma prostate en bonne forme …

afin de détendre le plancher pelvien avant un massage, l’auteur de l’article sur le site Internet préconise un bain d’eau chaude … je me souviens qu’après ce bain il éjaculait parfois avant de se donner un massage, il trouvait alors l’effet de vidange maximum … Après quelques semaines de massages (ou deux/trois jours) tu devrais sentir une amélioration notable de ta condition … donne de tes nouvelles … Phil comment vont tes progrès ? …

non je ne prive de rien au niveau alimentaire, je ne fais pas d’abus non plus, je prends un café corsé le matin, je mange épicé de temps en temps et j’ingurgite mon verre de rouge quotidien … j’ai tjrs refusé les restrictions alimentaires de tout poil pour la soi-disante santé de la glande … je trouvais le casse-tête bien assez compliqué comme ça sans devoir lui rajouter des morceaux … mais maintenant je travaille plutôt du coté de l’énergie et c’est de ce coté-là que j’obtiens les meilleurs résultats …

Bibi:

Bonjour sined,

J’ai bien suivi tes indications et je puis te dire qu’aujourd’hui ça c’est mieux passé ! J’ai eu des douleurs dans le lobe gauche en massant et c’est ainsi que je me suis rendu compte qu’il était fortement enflé ! Tu sais le pire ! : avant je faisais le contraire, donc je massais de bas en haut et c’est peut être pour cela que je n’ai eu aucun résultat !!

Tu sais, comme toi même tu le dis si bien, 25 ans de galère ! les urologues me disaient de retirer ma prostate etc…et vraiment je n’étais pas d’accord, car vu mon age, 54 ans, je considérais que c’était encore trop jeune pour le faire, et puis cela m’aurait créé des complexes envers les femmes.

Dans mon désespoir je me suis dit pourquoi ne pas masser moi même? …mais hélas, tout a été fait comme je le dis plus haut à l’envers !! et heureusement qu’un beau jour en cherchant tout désespérément dans le net, je suis tombé sur ce site qui est formidable et j’ai vu ta page … j’ai crié ouf !… Enfin reste a savoir si ça marchera ?? L’espoir fait vivre n’est ce pas ?

Vois-tu Sined, moi je procède de la façon suivante : couché d’abord du cote droit, jambe tendue, et pied gauche plié à 90 degrés et écarté et puis je fais de même en me tournant du coté inverse avec l’autre main, naturellement en changeant de gants. Je trouve qu’on a un meilleur accès pour le massage des lobes et c’est plus aisé.

Combien de temps doit durer un massage :5mn, ou plus ? Et le traitement lui même, combien de temps doit-il durer, plus d’un mois ? Je suis entré dans le site américain que tu as mis a notre disposition et j’ai imprimé ( le do-it-yourself ) pour le donner a un copain pour me le traduire car je ne maîtrise pas bien l’Anglais.

Voila cher ami sined, je pense pour le moment t’en avoir dit long et attends de tes nouvelles. Bien mes salutations, bibi 210

Phil:

salut bibi,

moi j’ai essayé d’atteindre ma prostate, mais je n’y arrive pas bien ( je la sens, mais du bout du doigt et je n’arrive pas à la masser ). mais je crois aussi que c’est parce que je n’ai pas trop envie, je suppose qu’il faut insister !

Dans son témoignage, Ron k dit qu’il est recommandé d’avoir de longs bras et longs doigts… est-ce ton cas ? ( moi j’ai 1 M 7 0, et des doigts moyens, ni longs ni courts. je mesure mon index à partir de l’os du métacarpe : il fait 10,4 cm ).

merci si tu peux me répondre phil

Bibi:

Salut phil

la longueur du doigt suffit largement. Moi j’ai a peu près la même longueur que toi…mais a mon avis, c’est aussi parce que l’envie (comme tu le dis) te manque. Il faudrait faire un petit effort et ça marchera!

Je suppose que tu t’es déjà fait masser la prostate chez un urologue? Et bien au moment du massage tu as du sentir l’endroit précis de ta prostate, essaie de la localiser. A mon avis tu devrais faire un petit sondage ou une petite exploration bien tranquillement avec ton doigt et aller aussi sur les cotes je suis sur que cela va t’aider a tomber dessus et tu verras ça marchera, mais soit relax pour l’explo, ok?

Voila phil, tiens moi au courant.

a+ bibi

Sined:

Difficile à dire Bibi210,

en ce qui me concerne mes sécrétions sont tjrs de couleur laiteuse … hypothèse : c’est peut-être un acini ( un alvéole ) qui était bloqué depuis longtemps et qui contenait une sécrétion stagnante ( + infection = pus ) qui aurait pris cette couleur jaunâtre (causant une partie de l’enflure) et, avec ton massage tu l’aurais finalement débloqué et vidé …

si c’est cela alors tu devrais commencer à te sentir mieux et tes désordres urinaires devraient diminuer … n’oublie pas, il est très important de tjrs uriner ( un bon volume est ici souhaitable ) après chaque massage afin de nettoyer l’urètre des exsudats du drainage et ainsi minimiser les chances de développer une infection …

et bien entendu, du haut vers le bas car les acinis (alvéoles) sont comme des petits raisins disposés en paquets sur une grappe, ils sécrètent le liquide prostatique et le déversent ds des canaux collecteurs vers le bas de la glande favorisant ainsi l’écoulement naturel ds l’urètre …

si tu masses du bas vers le haut tu retiens les sécrétions ds la glande ou pire tu les diriges vers le col de la vessie … si c’est cela, ( grâce au déblocage ) tes prochaines sécrétions devraient être de moins en moins jaunâtres et plus de couleur blanchâtre (la couleur du sperme) … si c’est tjrs jaunâtre, que la douleur augmente et que tu fais de la fièvre, je te suggère alors de consulter ton médecin … enfin tout un chacun doit faire part de discernement ici …

fais-moi part de tes progrès et merci pour tes bonnes paroles … Idem pour toi Ompai, essaie pour le moment de ne pas voir ta situation comme un combat à finir ( cette approche est très énergivore ), garde ton calme et ait plutôt une approche de type « zen » .. Je te reviendrai bientôt avec des explications sur l’attitude que j’ai développée avec le temps face à tout cela et surtout sur le travail au niveau de l’énergie qui me permit de m’en sortir …

Sined

Bibi:

Bonjour sined,

j’espère que tu vas bien Je voudrais te mettre au courant de ma situation actuelle des massages prostatiques…

Aujourd’hui j’en suis à mon 13eme massage et ce que j’ai remarqué en massant le lobe gauche plus fort que d’habitude et en plus qui est fort douloureux m’a fait sortir du pus… si tu veux comme une chaude pisse… couleur jaunâtre…!!! Je te l’avais encore dit dans un de mes précédents massages. C’est sûrement une poche qui doit se vider complètement! EN TOUS LES CAS C’EST TRES DOULOUREUX!!!

Dans mon massage d’avant hier le liquide était blanc transparent (couleur sperme), il faut dire que la pression était moyenne mais aujourd’hui je suis monte plus haut du cote du lobe gauche et ça m’a fait sortir ce pus ! . Il faut compter que le massage de cette région bien précise a été assez intensif aujourd’hui!!!

A mon avis, j’ai trouve mon problème, c’est donc cette région bien précise qui me provoquait pendant plus de 25ans cette prostatite chronique TENACE ! Enfin, ne pavoisons pas encore car il y a encore des combats a faire !!! Le lobe droit ne me fait pas mal du tout cela prouve qu’il n’est pas infecté.

Voila sined, je voudrais aussi ton avis sur cela.

Porte toi bien, bibi.

NOTE : – j’oubliais de te dire qu’en massant le lobe gauche les douleurs irradient ma colonne vertébrale donc vers mes lombaires L4- L5 et me provoquent des douleurs dans l’anus vers les hémorroïdes externes que j’ai. …assez compliqué… n’est ce pas ? Mais je ne baisserai pas la tête jusqu’a la fin.!!!

Bouliane:

Une question concernant le drainage de la prostate. Étant donné que le bon dieu ne m’a pas donné de longs doigts, je n’arrive pas à atteindre la prostate avec mon index. J’ai beau essayer, je n’y arrive pas encore. Croyez-vous que le drainage peut se faire quand même ??? Merci. Bouliane

phil :

personnellement je n’y suis jamais arrivé avec mon index (mesuré de la commissure avec le médium, il fait 7,5 cm )

je n’y arrive qu’avec le médium qui me donne un bon cm de plus, mais de ttes façons ce n’est pas confortable et demande un très bon entraînement

Bibi:

Bonjour bouliane

Moi j’ai à peu près la même dimension du doigt que phil et j’y parviens sans problème… mais attention, j’utilise une technique a moi. Tu ne perds rien à essayer.

  1. Mettre 1 gant latex a chaque main
  2. bien graisser les deux doigts a la glycérine ou autre lubrifiant gel etc…
  3. Se coucher sur le coté droit et ramener le genoux ( bien écarté) vers soi a peu près à 90 degrés.
  4. Avant d’introduire le doigt, reprendre une quantité de glyc… pour le graissage de l’entrée de l’anus, puis pénétrer doucement et assez profondément.
  5. Ici attention! lorsque le doigt sera bien introduit faire pivoter le poignet ( lentement) de façon que la paume de la main se tourne vers l’extérieur c.a.d. qu’elle ne soit plus face aux fesses.
  6. maintenant tu devrais sentir ta prostate ( partie bombée )et commencer à masser (de haut vers le bas) avec une assez forte pression du doigt.
  7. Pour commencer, masse le lobe droit de ta prostate étant donné que c’est la main gauche qui travaille. Tu vas me dire pourquoi ? Et bien cela t’évitera de tordre ton poignet pour atteindre ton lobe gauche. Cela devrai durer 1 min… à peu près.
  8. Une fois fini, retirer le gant, se coucher du coté opposé et entamer la même procédure de l’autre main qui est déjà gantée et lubrifiée.

N’oublie pas la règle : Le bras droit est pour le lobe gauche et vice versa. NE VA PAS METTRE TOUT TON BRAS!!! Ha ha ha ha! Je plaisante.. .il faut dans nos cas un peu d’humour ça ne fait pas de tort.

J’espère que j’ai été assez explicite ? Au cas où tu as qque chose a me demander n’hésite pas ok ?

Salut, Bibi.

Bibi:

Salut bouliane

Tu sais… si on est tous la sur le site, c’est bien parce que la médecine est parfois impuissante et dans ces cas là, ils nous envoient promener en nous prescrivant des antibiotiques sachant que ça ne donnerait rien dans la plupart des cas. Quoi que tu as certainement raison en disant qu’ils devraient d’eux mêmes drainer la prostate de leurs patients !

Je me souviens d’avoir consulté un jour un site Canadien…que malheureusement j’ai perdu ! C’était un professeur qui parlait des problèmes de la prostate et qui regrettait l’ancienne méthode des massages prostatiques. Il disait qu’après les panoplies d’antibiotiques qui se sont accumulés sur le marché, les uros ont abandonné la méthode pour eux, devenue ancienne et s’orienter vers la solution facile de l’antibiothérapie. Cela a été une grosse erreur disait il, car les germes sont devenus résistants aux antibios au point d’en arriver là où nous en sommes actuellement. Et bien, ce prof préconisait de revenir aux massages pour le drainage de la prostate afin faire évacuer le liquide contenant les microbes et parvenir a la guérison complète

Le prof disait que par cette méthode on parvenait a de très bons résultats jusqu’a la guérison totale !

La longueur de tes doigts suffit largement pour l’auto massage. Tu devrais a mon avis réussir après 3 voir 4 tentatives. Tu sais, ce n’est pas toujours agréable a faire !

Les douleurs du périnée que tu as sont sans doute dues a l’inflammation de ta prostate.

Tu sais, si tu vas en page 1, il y a une méthode de sined aussi efficace. Donc a toi de choisir celle qui te convient.

Pour en finir, moi personnellement j’en suis venu a une guérison totale d’une prostatite chronique chez un spécialiste en Belgique il y a de cela 25 ans, par des massages + un médicament qui n’existe pas plus sur le marche actuellement de la (pyrisulphine) en urinant la couleur était orange je me souviens. Qques années après j’ai eu une relation sex et depuis lors…très dif a guérir. Il faut compter que j’ai aussi des calcifications ce qui provoque l’inflammation de ma prost. Les avis sont partagés pour moi. Certains urologues disent que je doit l’enlever, d’autres disent que non. Moi maintenant je me trouve dans une impasse…je ne sais pas quoi décider. Enfin…je devrais prendre une décision un jour…

je te souhaite bon courage et une bonne guérison.

Salut a toi, bibi.

Bouliane:

C’est mon troisième essai pour l’auto-massage de la prostate. Pour moi c’est extrêmement laborieux. Lorsque j’arrive à tourner la paume de ma main de 90 degrés, j’échoue à chaque fois. J’ai fait mille pirouettes pour y parvenir mais j’aurais peut-être besoin d’un conseil pour réussir. Parfois je me dis que mes bras et mes doigts ne sont pas assez longs pour le drainage. C’est frustrant d’échouer cette technique qui pourrais sûrement aider à désenfler ma prostate. Je garde espoir. Sined et Bibi, je vous envie.

Bibi:

Bouliane, ce n’est pas a 90 degrés qu’il faut tourner le poignet, mais carrément a 180 degrés, de façon que la paume de ta main quitte les fesses pour donner la place au dos de ta main qui lui sera en ce moment collé a tes fesses…tu me suis? En faisant ce mouvement… (Doucement ), tache de garder le doigt bien enfoncé pendant que tu fais cela. ok ?

Ensuite en faisant une petite exploration tu vas chercher ta prostate que tu sentiras (partie bombée). Les massages commencent de haut en bas ( très important ! )

essaie et tu me dis quoi.

Bon courage,

bibi

Publié dans:Non classé |on 12 décembre, 2006 |3 Commentaires »

L’Anéros et le Massage Prostatique

Voici à quoi ressemble l’Anéros :   

                                       capt1416161.bmp 

Au départ cet appareil était bien destiné aux massages prostatiques.  Par la suite son usage a été détourné, et on l’a vendu en tant que “Sex toy” de façon relativement abusive. 

Mais qu’en est-il en réalité ?

En réalité l’Anéros est un outil très ingénieux dont le design anatomique permet un positionnement parfait à l’intérieur du rectum. 

Dès son introduction, l’Anéros procure une sensation de bien-être, comme s’il améliorait instantanément la circulation sanguine.

Puis, ce sont les contractions du sphincter anal qui sont censées, en faisant bouger l’Anéros, provoquer un massage de la prostate.   

En fait, en ce qui concerne les prostatites, ces contractions sont souvent nuisibles car elles aggravent la tension du sphincter déjà irrité. Il n’est donc pas conseillé de procéder à ces exercices qui peuvent s’avérer rapidement douloureux.

Par contre il est possible d’effectuer de légers mouvements circulaires et de va-et-vient avec l’appareil, ce qui procure un massage limité mais qui peut néanmoins stimuler l’activité de la prostate

Conclusion : 

Sans faire de miracles, l’Anéros peut aider à décongestionner une prostate douloureuse, il peut aussi atténuer la souffrance lors de crises aiguës

Site distribuant et expliquant l’Anéros :  

http://www.plaisirmasculin.com/index.php?qu-est-ce-que-l-aneros

phil443

 

 

Publié dans:Non classé |on 12 décembre, 2006 |1 Commentaire »

Prostatite ou Myoneuro-pathie Pelvienne ?

   Ce texte est la traduction de cette page. Un grand merci à Mark, le webmaster de www.chronicprostatitis.com pour son autorisation et pour tout le travail qu’il a accompli 

Quelques faits : 

  • Les spasmes musculaires des muscles du plancher pelvien peuvent être la cause de plus de 90% des syndromes de douleurs pelviennes chroniques. Quiconque souffrant de prostatite chronique/syndromes de douleurs pelviennes chroniques (PC/CPPS) doit subir un examen du plancher pelvien, en plus de l’examen urologique, par un médecin expert en évaluation myofasciale et des points déclencheurs. 
  • Quand ils sont trouvés, les spasmes des muscles pelviens et les douleurs myofasciales peuvent être traités efficacement.    

Introduction 

Il est maintenant de plus en plus admis que les symptômes de la prostatite chronique abactérienne et des syndromes de douleurs pelviennes chroniques (CPPS) pourraient, en fait, n’avoir pas grand chose à voir avec la prostate, mais seraient reliés à des spasmes chroniques, raccourcissements et formation de points déclencheurs dans les muscles du plancher pelvien. 

Dans l’édition d’Avril 2001 de l’Urology Times, Scott Tennant indiquait que « la simple idée que la douleur et les symptômes de la prostatite chronique (‘abactérienne’) puissent n’avoir pas grand chose à voir avec la prostate peut sembler incongrue à beaucoup d’urologues ». Le livre récemment publié par les Dr Rodney Anderson et David Wise intitulé « A headache in the pelvis«  (ndt: un mal de tête dans le bassin) développe le concept que les spasmes des muscles pelviens pourraient être très largement responsables des symptômes de la prostatite chronique abactérienne ou CPPS. De fait, de nombreux patients ont indiqué de très nettes améliorations de leurs symptômes résultant du traitement des spasmes musculaires pelviens tel que proposé par ce livre. Quel est donc la relation entre les spasmes des muscles pelviens et les symptômes de CPPS ? 

Ai-je une prostatite ou un syndrome de douleurs pelviennes (myoneuropathie pelvienne) ? 

Bien que quelques études ont montré qu’une minorité d’hommes avec des douleurs pelviennes chroniques aient une inflammation (mesurée par le décompte des globules blancs dans les sécrétions prostatiques), d’autres études se focalisant sur des marqueurs plus précis d’inflammation (les cytokines) ont démontré une inflammation chez la majorité des malades. Le mystère est : qu’est ce qui crée cette inflammation ? L’infection est mise de côté, bien que des travaux continuent dans ce sens, sans résultat jusqu’à présent, pour démontrer que peut-être des nano-bactéries ou un virus furtif en seraient la cause.  Mais les travaux récents sur les mastocytes et les nerfs ont montré un coupable bien plus probable : l’inflammation neurogénique déclenchée par les spasmes musculaires. Nous appelons ceci « myoneuropathie pelvienne » (myo = muscle, neuro = nerf, pathie = maladie).   

Les spasmes des muscles du plancher pelvien 

L’absence d’un problème évident dans la prostate elle-même a amené de nombreux experts à chercher ailleurs la cause sous-jacente aux CPPS. Des urologues à l’université de Colorado ont étudié 103 patients avec une « prostatite chronique abactérienne ». Quand ils ont palpé les muscles du plancher pelvien de ces patients, ils ont trouvé que 88% d’entre eux avaient une « sensibilité myofasciale » dans la région rectale, associée à une incapacité à détendre le plancher pelvien efficacement. Lorsqu’ils ont mesuré le comportement de miction par des techniques urodynamiques poussées, ils ont découvert que 92,2% de ces patients avaient des « dysfonctionnements des muscles du plancher pelvien ». On peut en conclure deux choses : (1) que très peu de patients avaient une quelconque évidence d’infection dans la prostate elle-même, (2) que la majorité a des spasmes musculaires du plancher pelvien. La question qui s’impose est : comment des spasmes chroniques des muscles pelviens peuvent créer les douleurs et difficultés à uriner (‘vidanger’) que l’on observe typiquement chez les malades de CPPS ? 

Les spasmes des muscles du plancher pelvien – Qu’est ce et comment cela peut-il aboutir aux symptômes de CPPS ? 

Anatomie et fonctionnement 

La première chose que nous devons considérer afin de répondre à cette question est l’anatomie et le fonctionnement du plancher pelvien. Comme vous pouvez le constater sur le diagramme suivant, le plancher pelvien est « accroché comme un hamac » à la base du bassin (une explication plus détaillée de l’anatomie du plancher pelvien peut être vu ici).    

                                            

pfloor2.jpg

D’après l’urologue et le spécialiste des douleurs pelviennes Jerome Weiss Le plancher pelvien comporte le bassin et les muscles élévateurs de l’anus (levator-ani) qui sont entre le pubis et le sacrum. Un groupe central de ces muscles entoure l’urètre et le rectum. Sous ce plancher se trouvent également les muscles du sphincter entourant l’anus et l’urètre. L’ »obturateur interne » s’insérant sur l’os pubien peut avoir quelqu’ effet sur l’urètre.    Le Dr Weiss indique aussi que « … la vessie et le plancher pelvien fonctionnent de façon synchrone ». Par exemple, lorsque l’on commence à uriner, on détend les muscles du plancher pelvien et le muscle lisse dans la paroi de la vessie se contracte. Lorsqu’on arrête, on contracte le plancher pelvien et on détend les muscles de la vessie. 

Les points déclencheurs myofasciaux – relation avec les symptômes de douleur 

Les causes sous-jacentes de ce dysfonctionnement musculaire sont les points déclencheurs myofasciaux, qui sont définis comme des points hyper irritables des muscles qui propagent la douleur et sont sensibles au toucher. La physiothérapeute Rhonda Kotarinos indique qu’ »ils peuvent être source de douleurs et peuvent être la cause de dysfonctionnements des muscles« .  Elle continue pour affirmer que les points déclencheurs sont « habituellement la conséquence d’un muscle qui est trop mis à contribution et qui a trop travaillé« . Il apparaît que quand un muscle est sur-chargé, que ce soit par des contractions inconscientes (souvent dues à l’anxiété) ou par des spasmes musculaires de protection/contention, des points déclencheurs se développent dans le muscle. Cela peut alors entraîner des douleurs dans n’importe quelle partie du plancher pelvien, créant une grande variété de douleurs dans la zone comprise entre l’os pubien, le périnée et le coccyx. Le psychologue (ndt : et urologue de renommée mondiale) David Wise pense que les muscles pelviens deviennent contractés chroniquement sur un point déclencheur, ne laissant aux tissus irrités que peu de chances de guérir. Cela peut alors entraîner les symptômes associés aux CPPS.   

Relation avec les symptômes urinaires 

Il est possible que les spasmes musculaires et les points déclencheurs donnent lieu à des symptômes urinaires de plusieurs façons. Les points déclencheurs du plancher pelvien peuvent avoir un effet sur la vessie et les nerfs associés augmentant la fréquence et l’urgence des besoins urinaires et à travers le déclenchement de douleurs dans la vessie. De plus, si le plancher pelvien est incapable de se détendre correctement pendant la miction, cela va entraîner un affaiblissement, voire une « séparation » du jet urinaire. Le Dr Weiss affirme qu’il peut y avoir « une grande tension et une constriction autour de l’urètre…  De ce fait, les symptômes peuvent survenir simplement à cause de la tension ».  De plus, il y a des muscles dans le périnée responsables de la contraction plus forte à la fin de la miction, afin d’ »expulser » (squirt) les restes d’urine de l’appareil urinaire. Si ces muscles sont en plein spasme, ou s’ils ne peuvent plus fonctionner correctement, cela pourrait parfaitement être la cause de la « fuite » à la fin de la miction, ainsi que la cause d’un autre symptôme très fréquent, la faible éjaculation. 

Relation avec l’inflammation 

Les patients atteints de CPPS ont des signes d’inflammation de même qu’un taux anormal de cytokin dans leurs EPS (ndt : Expressed Prostatic Secretion / sécrétions prostatiques), et certains ont des modifications des parois de la vessie indicatives d’une inflammation neurogénique. Bien que les raisons à cela ne soient pas encore parfaitement comprises, le Dr Weiss pense que cela pourrait être dû aux points déclencheurs du plancher pelvien :   

Je pense que les muscles sensibles et fonctionnant mal du plancher pelvien stimulent les terminaisons nerveuses de la moelle épinière adjacente aux terminaisons nerveuses de la vessie. Le fait que la vessie et le plancher pelvien fonctionnent de façon synchrone montre qu’il y a entre eux des connexions nerveuses claires.
Quand les stimuli douloureux des muscles activent les nerfs de la vessie, des signaux repartent des nerfs vers la vessie. Quand cela se produit, les terminaisons nerveuses de la vessie libèrent des substances P et d’autres neuropeptides/ neurotransmetteurs qui entraînent une dégranulation des mastocytes et libèrent de l’histamine, de la sérotonine et des prostaglandines. Toutes ces substances peuvent irriter la paroi de la vessie et rendre la muqueuse de la vessie plus perméable, créant là les symptômes de la cystite interstitielle. [on suppose que ce même phénomène se produit dans la prostate].

Il existe deux études soutenant ce concept.

 Szolcsanyi a stimulé les nerfs de la moelle épinière d’un rat qui correspondent aux nerfs de la vessie et a pu créer une inflammation neurogénique étant une rougeur et un gonflement de l’ouverture de la vessie/du vagin et d’autres organes pelviens. Lavelle a stimulé la glande sacrale et a augmenté la perméabilité de la paroi de la vessie d’un rat à l’eau et à l’urée. De ce fait, par ce mécanisme, la stimulation des muscles du plancher pelvien peut entraîner des modifications de la paroi de la vessie.

 Plus récemment, Apodaca et autres ont pu montrer comment les nerfs peuvent perturber la paroi de la vessie et il y existe des études montrant que le stress peut entraîner des inflammations des tissus urogénitaux des mammifères.   

Qu’est ce qui peut entraîner les Spasmes des Muscles du Plancher Pelvien /la Myoneuropathie Pelvienne ? 

De nombreux facteurs peuvent initier le cercle vicieux des spasmes et douleurs des muscles pelviens. Le Dr David Wise pense que de nombreux patients développent un CPPS suite aux tensions chroniques des muscles pelviens en réponse au stress et à l’anxiété :

 Nous avons identifié un groupe de syndromes de douleurs pelviennes chroniques créés par l’excès de l’instinct humain à protéger son appareil génital, son rectum et l’ensemble de la zone pelvienne des blessures ou douleurs en contractant les muscles pelviens. Cette tendance devient exagérée chez les individus prédisposés et entraîne avec le temps les douleurs et dysfonctionnements pelviens. Cet état de constriction chronique entraîne des points déclencheurs propagateurs de la douleur, une réduction de la circulation sanguine et un environnement inhospitalier pour les nerfs, les vaisseaux sanguins et les structures comprises dans le plancher pelvien. Tout ceci entraîne un cycle de douleur, d’anxiété et de tension qui n’ont jusqu’à présent été ni reconnues ni traitées. Comprendre cette douleur, cette anxiété et ces cycles de tension nous a permis de mettre au point un traitement efficace. Notre programme casse le cycle en réhabilitant les muscles pelviens raccourcis et les tissus adjacents soutenant les organes pelviens, tout en travaillant avec une méthodologie particulière pour modifier la tendance à contracter les muscles du plancher pelvien sous le stress.  

Le Dr Jerome Weiss nous propose une explication sur l’habitude humaine de contracter les muscles pelviens en réponse au stress : 

Le plancher pelvien répond au stress. Comme les personnes souffrant d’IC (ndt:cystites interstitielles) le savent, le stress va augmenter les symptômes. Le mécanisme de réponse peut être compris en regardant la queue d’un chien. Sa queue est le miroir de ses émotions. Quand le chien est content, sa queue remue latéralement. Quand il est stressé, sa queue est entre ses pattes. Les muscles du plancher pelvien sont les muscles bougeant la queue. Quand les hommes et les femmes ont perdu leur queue au cours de l’évolution, ils en ont gardé les structures musculaires. Quand nous nous sommes redressés, ces muscles sont devenus supporteurs au lieu d’être »remueurs »     (‘wagger’). Mais, néanmoins, quand les humains sont stressés leur queue tire vers l’avant… le coccyx tire vers l’avant.  Quand il tire vers l’avant, il compresse les organes qui courent à travers ces muscles et il les compresse contre l’os pubien.

 Il apparaît que cette contraction chronique rend les muscles surchargés, ce qui entraîne alors le développement des points déclencheurs.

Bien que les CPPS eux-mêmes n’impliquent pas d’infection, la prostatite bactérienne peut être un facteur initiateur chez certains patients. Bien que l’infection de la prostate puisse être traitée avec succès par des antibiotiques, les spasmes musculaires protecteurs qui accompagnent l’infection peuvent surcharger le muscle, entraînant le développement de points déclencheurs myofasciaux, ce qui entraîne des douleurs qui persistent longtemps après que l’infection soit guérie. Le physiothérapeute Rhonda Kotarinos illustre comment une situation similaire peut entraîner le développement des symptômes de la Cystite Interstitielle : 

Un point déclencheur est une zone d’hyper irritabilité du muscle, souvent provoquée par un muscle qui est surchargé et qui a trop travaillé. Comment cela affecte-t-il un patient souffrant d’IC ? Malheureusement, on ne sait pas toujours ce qui arrive en premier; l’œuf ou la poule. Prenons cet exemple que nous connaissons. Un patient qui n’a jamais eu de symptômes développe une vilaine infection de la vessie, avec culture positive. On le traite avec des antibiotiques, comme il le faut. Les symptômes sont, on le sait, fréquence, urgence et douleurs à la miction. Peut-être que la première prise d’antibiotique n’a pas suffi, on en prend une deuxième cure. Cela marche. Mais le patient a maintenant eu pendant 2, peut-être 3 semaines des symptômes horribles. Son plancher pelvien a travaillé très dur pour réprimer le sentiment constant d’urgence. Cela peut entraîner une surcharge du plancher pelvien. Un point déclencheur se développe, ce qui entraîne maintenant une diffusion des symptômes vers la vessie, ce qui laisse à penser que le patient a toujours son infection. Les cultures sont négatives. 

Dans le scénario précédent, l’infection est guérie mais un processus de mécanique neurale et de sensibilisation centrale s’est produit :          

sanstitre6.jpg

       ( Des stimuli nocifs peuvent sensibiliser la réponse du système nerveux à des stimuli ultérieurs. La réponse normale à la douleur en fonction de l’intensité du stimulus est décrite par la courbe à droite, où même des stimuli élevés n’entraînent pas de douleur.  Ensuite, des stimuli nocifs deviennent plus pénibles ( hyperalgésie –  sensibilité excessive à la douleur ) et typiquement des stimuli indolores sont ressentis douloureusement (allodynie)  Cela entraîne un cycle de douleurs qui se perpétue via les spasmes et entraîne une seconde et mystérieuse inflammation de l’appareil uro-génital. 

Autres déclencheurs 

Parmi les problèmes souvent sous-estimés se trouvent les bassins anormaux et les mécaniques du bas du dos. Après une chute, un accident ou une blessure, le bassin et le bas du dos peuvent se retrouver désalignés. Si cela rend le bassin instable, le plancher pelvien doit alors se contracter lorsqu’il ne le devrait pas pour stabiliser le bassin. Cela peut aussi bien évidemment surcharger le plancher pelvien et entraîner l’apparition de points déclencheurs myofasciaux. 

Le Dr Weiss liste plusieurs autres facteurs possibles initiateurs, par exemple « les habitudes de tensions dans le plancher de la vessie, une surcharge brève suite à un accident, une chute, une blessure au sport; des traumatismes directs dus au vélo, à l’accouchement, à la chirurgie ou à l’instrumentation urologique/gynécologique; l’inflammation, du fait d’une urétrite, d’une prostatite, d’une cystite ou de fissures anales; des douleurs provenant d’autres zones ou des viscères ». 

Pour des raisons encore inconnues, les personnes développant une myoneuropathie pelvienne sont bien plus susceptibles que la moyenne de souffrir d’allergies, de fibromalgie et de syndromes de fatigue chroniques. 

Quel que soit le déclencheur initial, le résultat est le même : le développement de points déclencheurs myofasciaux et la sensibilisation les accompagnant du système nerveux, qui entraînent des douleurs pelviennes et des dysfonctionnements urinaires. 

Comment puis-je savoir si j’ai une myoneuropathie pelvienne ? 

Il est important de comprendre qu’à ce stade, il y a de nombreux autres facteurs qui, bien qu’inhabituels, peuvent entraîner les symptômes des CPPS. Il est donc essentiel de voir un urologue et d’être examiné pour des problèmes urologiques tels que structures, infections de l’appareil urinaire et prostatites bactériennes. Une fois que ces problèmes sont apparus non révélateurs (pour la plupart des patients), ou qu’ils ont été traités, il est alors essentiel d’avoir un examen du plancher pelvien complet qui comprend deux parties : un examen manuel et un électromyogramme des fonctions du plancher pelvien.

 Le Dr Daniel Shoskes, chercheur spécialisé en prostatites, indique que « sur la base des conseils du Dr Rodney Anderson de Stanford, je palpe maintenant systématiquement les muscles du plancher pelvien avant de procéder à un examen de la prostate.

Chez certains patients, ces muscles sont de façon évidente en état de spasme, et appuyer sur ces muscles reproduit leur douleur ». Voici comment Rhonda Kotarinos décrit la façon dont elle pratique un examen complet du plancher pelvien : 

Un examen pelvien comporte deux parties : un examen interne et un bilan musculaire par ordinateur. L’examen pelvien est centré sur la musculature et les tissus pelviens, pas sur les organes. Le plancher pelvien (‘also know as levator ani’ / aussi connu en tant que muscle élévateur de l’anus) est examiné  dans son fonctionnement. Le patient peut-il localiser le muscle et ne contracter que lui ? Ou utilise-t-il d’autres groupes de muscles pour l’aider à le contracter ? Ceci est appelé une substitution. Y a t’il des différences entre le côté gauche et le côté droit ? Y a t’il des points déclencheurs dans ces muscles? Les points déclencheurs peuvent être une source de douleur et peuvent empêcher les muscles de fonctionner correctement. Le thérapeute va alors évaluer la capacité du plancher pelvien à se détendre après une contraction. La capacité du patient à effectuer une contraction prolongée en position de repos est aussi examinée. C’est ce qu’on appelle une contraction excentrique. Une contraction excentrique est le mouvement requis pour initier la miction. Durant l’examen interne, le thérapeute va aussi évaluer les autres tissus présents dans le bassin, les tissus connectifs et les tissus nerveux notamment.
Il y a aussi d’autres muscles dans le bassin qui sont en fait les muscles des jambes. Ils sont intimement liés aux muscles du plancher pelvien. Ainsi, si on subit un traumatisme à une jambe, cela peut entraîner un effet domino qui va occasionner un problème du plancher pelvien. Il faut donc surveiller aussi ces muscles.
En plus de l’examen interne, il y a aussi l’évaluation assistée par ordinateur. Cette évaluation va mesurer la force que le muscle du plancher pelvien génère quand il se contracte et l’amplitude de son mouvement. J’utilise l’ordinateur pour obtenir des données objectives décrivant le plancher pelvien tout au long du traitement.
 

Peut on soigner les spasmes du plancher pelvien et les points déclencheurs ? 

La bonne nouvelle est que la réponse est oui, bien que cela suppose un grand investissement en temps du patient, et un praticien expérimenté dans l’évaluation des points déclencheurs et du traitement du plancher pelvien chez les hommes. 

Relâchement myofascial / Physiothérapie 

Le relâchement myofascial signifie que le physiothérapeute va « désactiver » les points déclencheurs du plancher pelvien et des muscles associés en appuyant dessus. Une partie peut être faite de façon externe, mais pour atteindre certains points, le thérapeute doit accéder à ces points en passant par le rectum. Cette technique consiste essentiellement à rallonger manuellement les muscles raccourcis du plancher pelvien, les encourageant par là même à revenir à leur longueur normale. Jerome Weiss a publié cet article (en anglais) dans lequel ces techniques se sont révélées très efficace dans le traitement des cystites interstitielles. Il est à noter que le plancher pelvien est intimement relié à plusieurs ligaments et nerfs pelviens, et que le physiothérapeute peut devoir s’occuper aussi de ces tissus, ainsi que de s’assurer de l’alignement et des mécaniques corrects du bas du dos et du bassin. 

La relaxation paradoxale, ou utiliser l’esprit pour combattre la douleur 

Le psychologue Dr Wise indique que Le relâchement myofascial et la relaxation paradoxale sont dans mon expérience tout autant nécessaires. Le relâchement myofascial libère le plancher pelvien de sa contraction tandis que la relaxation tend à abolir la tension chronique qui a déclenché le problème en premier lieu. Je dis à mes patients que c’est une « guérison lente », pas une « guérison rapide ». C’est un travail sur soi demandant beaucoup d’effort de la part du patient. 

 A propos de la relaxation paradoxale (une terme qu’il a inventé), il écrit : Il existe une astuce pour la relaxation paradoxale, mais c’est contre-intuitif.  Il faut abaisser l’éveil du système nerveux autonome. Plus particulièrement, il faut ressentir les contractions et s’ouvrir à la douleur.  J’ai mesuré par électromyogramme l’activité de l’anus et j’ai observé que la tension se relâchait presque toujours instantanément dès qu’un homme applique cette stratégie. J’ai réécrit les instructions sur la relaxation paradoxale dans ce sens. 

Les exercices de Kegel et la stimulation électrique 

Bien que les exercices de contraction pelvienne (dit de Kegel) sont parfois recommandés pour les patients souffrant de CPPS, la plupart rapportent que cela aggrave leurs symptômes. Le Dr Wise a une opinion négative de ces exercices pour les patients atteints de CPPS. Certaines recherches suggèrent que la stimulation électrique peut avoir un rôle positif sur les muscles du plancher pelvien dans le traitement des CPPS, mais le Dr Wise a une vue similairement négative sur l’utilité de ces stimulations comme option thérapeutique. 

Le biofeedback 

Lorsque l’on parle de CPPS, le terme « biofeedback » est parfois confondu avec les exercices de Kegel, mais le biofeedback est tout simplement la visualisation par le patient d’une fonction biologique sur un écran relié à un ordinateur.  Dans le cas des CPPS, les patients peuvent avoir un retour de la tension de leurs muscles du plancher pelvien et peuvent apprendre à distinguer tension et relaxation de ces muscles. Certains physiothérapeutes ont rapporté un certain succès par cette approche couplée au relâchement myofascial, bien qu’il soit important de rappeler que la stratégie précise de biofeedback doive être basée sur l’examen assisté par ordinateur du plancher pelvien du patient; il n’y a pas de stratégie globale.  Cette recherche a montré que le biofeedback apporte une bénéfice thérapeutique certain dans le traitement des CPPS. Néanmoins, le Dr Wise a de profonds doutes sur son utilité pour les douleurs pelviennes masculines. 

Médicamentations anti-douleurs 

Plusieurs médicaments anti-douleurs peuvent apporter un certain bénéfice aux patients atteints de CPPS dont les symptômes sont provoqués par des spasmes des muscles du plancher pelvien. Le Dr Shoskes indique ainsi qu’il a « obtenu un certain succès avec la Neurontin et l’Elavil chez ses patients ».  Tant que des recherches plus profondes n’auront pas été effectuées, il est impossible d’affirmer quel type de traitement fonctionne le mieux. Il est possible qu’une combinaison personnalisée à chacune des stratégies ci-dessus soit idéale, bien que le relâchement myofascial et les exercices de relaxation du plancher pelvien apparaissent comme étant la pierre centrale d’un traitement réussi

Autres médicamentations 

L’effet final de la myoneuropathie pelvienne est l’inflammation des tissus de la région uro-génitale. Cet effet final peut être traité avec des médicaments comme l’Elavil, mais aussi grâce à la phytothérapie :  Prosta-Q-, Q-Urol-  et le Cernilton- . Les benzodiazépines (le plus efficace dans ce cas étant le Valium, nom générique diazépam) sont aussi utilisés à court terme ou en prise sporadique lors des crises afin de calmer les spasmes musculaires, en combinaison avec des bains chauds. Une dose de 5mg une fois tous les trois jours, ou moins afin d’éviter la dépendance est recommandée. 

Trouver un praticien 

Dans un monde idéal, vous visiteriez un urologue qui effectuerait les examens nécessaires, y compris une évaluation des muscles du plancher pelvien, et qui vous enverrait alors chez un physiothérapeute spécialisé dans le traitement des douleurs pelviennes, ainsi qu’à un spécialiste de la douleur si nécessaire.  Bien qu’il existe quelques rares urologues qui le font, la plupart ne le font pas. Ce qui signifie que la tâche de naviguer à travers le système de santé et trouver le traitement idéal est à la charge du patient, qui devra chercher un physiothérapeute avec les références appropriées. Néanmoins, il est important de trouver quelqu’un pour vous aider et vous guider dans vos recherches du traitement adapté. Cela peut être le médecin de famille, un urologue ou un spécialiste de la douleur, mais le point le plus important est de trouver quelqu’un qui soit prêt à vous écouter et à apprendre votre problème. Par exemple, apporter un des articles référencé en bas de page à un médecin de famille ouvert et coopératif peut être un bon point de départ. 

Trouver un thérapeute au point sur ces pratiques peut constituer un véritable challenge. A l’heure actuelle, il n’existe pas de base de données complète et internationale des praticiens qualifiés. Néanmoins, une approche simple est d’utiliser les pages jaunes et d’appeler les cabinets de physiothérapeutes (ndt : en France kinésithérapeutes) jusqu’à en trouver un qui soit expérimenté et qualifié dans les techniques de relâchement myofascial du plancher pelvien. De plus, l’IC Network a une base de données des physiothérapeutes qualifiés et l’International Pelvic Pain Society (ndt: Sté Internationale des Douleurs Pelviennes) a une base de données des praticiens. Une autre option est d’amener les informations relatives à votre situation à un physiothérapeute en qui vous avez confiance, qui par exemple a pu vous soigner par le passé pour un autre problème, et lui demander s’il serait intéressé d’apprendre les techniques de relâchement myofascial du plancher pelvien. Beaucoup de physiothérapeutes connaissent les techniques nécessaires, ils n’ont seulement jamais pensé à les appliquer aux douleurs myofasciales du plancher pelvien.

 Pour ceux qui ont la chance de pouvoir s’y rendre, le Département d’Urologie du Centre Médical de l’université de Stanford offre un programme intensif pour le traitement des prostatites de désordre de tension et des CPPS. Les patients sont acceptés dans ce programme une fois que l’équipe a comparé leurs symptômes avec les profils de symptômes qui indiquent un diagnostic possible de prostatite de désordre de tension. Le traitement va prendre de 5 jours à 3 semaines, en fonction du calendrier et de la disponibilité des équipes de Stanford.  Voir ici pour plus de détails.  De plus, l’équipe de Stanford offre maintenant des séances de formation aux physiothérapeutes dans le traitement des CPPS. Le Dr Wise présente en outre une série de séminaires sur la « Relaxation Paradoxale » pour les patients. Il est à espérer qu’au fur et à mesure que ce protocole de traitement devienne plus répandu, de plus en plus de physiothérapeutes soient au point sur ces techniques.   

 

 Une excellente information complémentaire peut être trouvée sur les liens suivants (en anglais)

      effet bénéfiques sur les douleurs pelviennes rapportés par des études scientifiques   Cette page a été écrite et mise en page par Alan Sinclair et le webmaster. Tous droits réservés http://www.chronocprostatitis.com/      

Publié dans:Non classé |on 6 décembre, 2006 |49 Commentaires »

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